Jean le Long et la traduction du "Liber peregrinationis" de Riccold de Monte di Croce

par Marco Robecchi

Thèse de doctorat en Études médiévales

Sous la direction de Sylvie Lefèvre.

Le président du jury était Alvaro Barbieri.

Le jury était composé de Alvise Andreose, Christine Gadrat-Ouerfelli, Laura Minervini.


  • Résumé

    En 1351 le moine bénédictin Jean le Long d’Ypres, abbé de Saint-Bertin en Saint-Omer, a traduit du latin en français six œuvres concernant les voyages et la connaissance de l’Orient (Hayton, Odorico da Pordenone, Wilhelm von Boldensele, Lettres de Togon Temür, De statu). Nous avons choisi d’étudier et d’éditer la traduction du Liber peregrinationis de Riccold de Monte di Croce, frère dominicain de Florence qui a visité la Terre Sainte, la Turquie, l’Arménie et a vécu à Bagdad entre 1288 et 1300. Dans la première partie nous avons étudié le texte latin, sa diffusion manuscrite et sa réception, ainsi que les deux traductions italiennes du 14e s. Ensuite, le texte français a retenu notre attention. La traduction a été transmise par six manuscrits et un imprimé, qui conservent également les autres cinq traductions de Jean le Long. L’étude des questions textuelles et de la diffusion manuscrite montrent deux voies de diffusion : l’une qui semble avoir circulé parmi la bourgeoisie picarde, l’autre qui a intéressé la haute aristocratie française (Jean sans Peur, Jean de Berry, Charles d’Orléans ; l’un de ces manuscrits contient en outre le Roman de Mélusine de Jean d’Arras). L’analyse linguistique, les questions traductiologiques et l’étude du lexique (régionalismes, orientalismes et mots rares) de l’auteur montrent bien son travail de « mise en roman » de ces textes, opération qui semble annoncer le Livre des merveilles de Jean de Mandeville de 1356. Nous avons donc proposé l’édition critique du texte français avec la source latine en face, suivi par un apparat des variantes et un glossaire.

  • Titre traduit

    Jean le Long and the translation of Riccold de Monte di Croce’s Liber peregrinationis


  • Résumé

    In 1351 Jean le Long d’Ypres, abbot of Saint-Bertin in Saint-Omer, translated six works concerning the East and the knowledge of the Asiatic continent, namely of the Mongol Empire (Hayton, Odorico da Pordenone, Wilhelm von Boldensele, Lettres de Togon Temür, De statu). I studied and published the translation of Riccold de Monte di Croce’s Liber peregrinationis. The Florentine Dominican friar travelled from the Holy Land to Turkey, Armenia and Bagdad (he lived there for ten years) between 1288 and 1300. In the first part, I have studied the Latin text, its manuscript tradition and his reception; I added a study on the two Italian translation made in the 14th century. In the second part, I have studied the French translation. Six manuscript and a 16th century print transmit the six Jean le Long’s translation. The philological study and the manuscript tradition show two ways of circulation: one way concerning the Picard bourgeois, the other one concerning the French aristocrats (Jean the Fearless, Jean duke of Berry, Charles duke of Orleans; one of these manuscripts also contains Jean d’Arras’ Roman de Mélusine). The linguistic analysis, the traductological and the lexicological study (regionalisms, orientalism and rare words) allow me to affirm that Jean le Long has “mis en roman” the six Latin texts, few years before the redaction of Jean de Mandeville’s Livre des merveilles (1356). Finally, I prepared the critical edition of the Latin source and of its French translation, followed by a critical apparatus and a glossary.

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