Débats et mobilisations autour de l’élevage : analyse d’une controverse
| Auteur / Autrice : | Elsa Delanoue |
| Direction : | Véronique Van Tilbeurgh |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance le 15/10/2018 |
| Etablissement(s) : | Rennes 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) |
| Partenaire(s) de recherche : | COMUE : Université Bretagne Loire (2016-2019) |
| Laboratoire : Espaces et Sociétés | |
| Jury : | Président / Présidente : Yannick Barthe |
| Examinateurs / Examinatrices : Antoine Doré, François Léger | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Yannick Barthe, Catherine Disenhaus |
Résumé
L’objectif de cette thèse est d’interroger la controverse autour de l’élevage et d’en étudier sa dynamique pour analyser le processus par lequel elle aboutit à une transformation des normes sociales. Pour cela, la controverse est abordée par une analyse systémique permettant de rendre compte de la complexité des relations causales entre ses multiples dimensions et ses différentes échelles d’expression. Les techniques de collecte et d’analyse des données reposent sur des méthodes qualitatives et quantitatives pour cerner au plus près les processus sociaux étudiés. Une analyse sociohistorique permet d’ancrer le processus de transformation des normes dans le long terme et montre que, depuis le XIXème siècle, le système productiviste suscite des incertitudes quant à son application dans le domaine agricole, en particulier dans ses conséquences sur les animaux et l’environnement. La description des éléments de la controverse montre qu’elle se structure autour d’incertitudes scientifiques et éthiques auxquelles les parties prenantes de la controverse, que sont le monde de l’élevage et le monde associatif, doivent apporter des réponses. L’analyse de l’audience de la controverse auprès du public permet d’identifier une variété des manières de penser l’élevage, qui s’exprime au sein d’un forum hybride dans lequel une multitude d’acteurs contribuent à donner du sens à l’activité. Les rapports de force entre les acteurs déséquilibrent toutefois les capacités de chacun à influencer cette construction des normes. Globalement, c’est vers une prise de distance avec une forme d’élevage perçue comme industrielle et artificielle qu’évoluent les normes règlementaires, professionnelles et culturelles