Le pari des enchères : le lancement de nouveaux marchés artistiques à Paris entre les années 1830 et 1939
| Auteur / Autrice : | Léa Saint-Raymond |
| Direction : | Ségolène Le Men |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire de l'art |
| Date : | Soutenance le 26/10/2018 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Espaces, Temps, Cultures (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Histoire des arts et des représentations (Nanterre) |
| Jury : | Président / Présidente : Laurent Baridon |
| Examinateurs / Examinatrices : Ségolène Le Men, Laurent Baridon, Kim Oosterlinck, Frances Fowle, Rémi Labrusse, Sylvie Patry, Séverine Sofio | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Baridon, Kim Oosterlinck |
Résumé
Cette thèse explore les ventes aux enchères publiques parisiennes, en analysant le lancement de nouveaux marchés artistiques entre les années 1830 et 1939. Pour cela, une base de données de 2 126 catalogues a été constituée, soit 286 076 œuvres intégralement retranscrites, puis ce corpus a été associé aux procès-verbaux des ventes correspondantes, conservés aux archives de Paris. Ces documents fournissent des informations sur les prix d’adjudication des objets, les vendeurs et les adjudicataires, et permettent ainsi de retracer précisément la provenance des œuvres, tout en menant une analyse quantitative du marché et des collections. Les procès-verbaux ont été complétés par les archives des commissaires-priseurs parisiens, en particulier leurs quitus ou relevés de comptes individuels.L’ensemble de ces sources a été pris en compte pour identifier ces « nouveaux » marchés artistiques et les acteurs qui firent le pari des enchères, en s’interrogeant sur les dispositifs de mise en valeur qui permirent d’assurer – ou non – le succès de leur lancement dans l’arène des ventes publiques. Cette interrogation touche l’histoire de l’art de façon très intime puisqu’elle analyse, de façon diachronique, le regard que les prescripteurs et les collectionneurs portèrent sur certains objets, les érigeant ou non au rang d’« œuvres » d’art. De façon corollaire, il s’agira d’étudier les raisons du succès ou de l’échec de tel ou tel type d’objets, ou de certains artistes plutôt que d’autres. Pour répondre à ces questions, une méthodologie pluridisciplinaire a été développée en histoire de l’art, utilisant les outils de visualisation propres aux humanités numériques et empruntant des techniques et des concepts à l’économie et à la sociologie.