Quand questionner influence : processus sous-jacents et explications théoriques de l'effet question-comportement
| Auteur / Autrice : | Emilie Gonzalez |
| Direction : | François Ric |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance le 30/11/2018 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés, politique, santé publique (Talence, Gironde ; 2011-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de Psychologie, Santé et Qualité de Vie (Bordeaux) |
| Jury : | Président / Présidente : Annique Smeding |
| Examinateurs / Examinatrices : Alexandre Pascual | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Odile Hirschauer-Rohmer, Olivier Corneille | |
| DOI : | 10.70675/fa0325e2zaff1z4b90za2b4za0ef8089ddb2 |
Mots clés
Résumé
Questionner une personne sur un comportement rend ce dernier plus susceptible d’être réalisé. Trois types d’explications pour cet effet question-comportement ont été étudiées au cours de neuf expériences : une explication normative, une explication attitudinale et une explication motivationnelle. Une première série de quatre études a testé l’explication normative. Seule une étude a présenté des résultats laissant penser que questionner l’individu sur un comportement normatif le conduit à réaliser ce comportement afin de ne pas ressentir de dissonance cognitive. Trois autres expériences ont montré que le comportement cible est plus accessible chez l’individu questionné et que cette accessibilité médie la relation entre les questions et le comportement. De plus, l’attitude associée est déterminante dans l’adoption du comportement. Enfin, les deux dernières études expérimentales ont testé l’explication motivationnelle sans parvenir à collecter des résultats nets en sa faveur. Selon cette dernière explication, répondre à des questions sur un comportement active le but de réaliser ce comportement, ce qui engendre d’autres processus cognitifs (i.e., motivation implicite, accessibilité des informations liées au but). Les résultats sont synthétisés à l’aide de méta-analyses et discutés afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce phénomène.