Utilisation des indices faciaux lors des décisions sociales. Une approche cognitive et évolutionnaire
| Auteur / Autrice : | Lou Safra |
| Direction : | Coralie Chevallier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences Cognitives |
| Date : | Soutenance le 05/09/2017 |
| Etablissement(s) : | Paris 6 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Cerveau, cognition, comportement (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de neurosciences cognitives & computationnelles (Paris) |
| Jury : | Président / Présidente : Mathias Pessiglione |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-François Bonnefon, Hugo Mercier | |
| DOI : | 10.70675/47319474zdbe9z43fdzaf6ezc6d9d29319c0 |
Mots clés
Résumé
Les évaluations faciales sont un élément central des comportements sociaux, influençant un large spectre de décisions, allant du choix du romantique au choix politique, mais sont également le sujet de grandes variations individuelles. Dans cette thèse, je propose que l'analyse des différences individuelles dans l'utilisation de différents signaux sociaux, notamment ceux de coopération et de pouvoir, lors des évaluations faciales est un outil prometteur pour l'étude des comportements sociaux ; j'applique cette approche de deux façons. Dans un premier temps, pour examiner l'hypothèse selon laquelle la motivation sociale correspond à une adaptation aux environnements coopératifs. À travers six études, je montre que la motivation sociale est associée à une plus grande importance donnée aux signaux de coopération, confirmant ainsi une prédiction centrale de cette théorie. Dans un second temps, j'étudie les mécanismes cognitifs impliqués dans les choix politiques, en examinant leurs réponses à différents signaux de l'environnement. Dans un premier travail expérimental, je montre que l'expérience précoce de la précarité est associée à une préférence pour les hommes forts. À partir de ces résultats, je développe une théorie originale sur les préférences politiques selon laquelle les choix politiques sont orientés vers les individus perçus comme les plus aptes à réussir en tant qu'individus et non en tant que chefs de groupe. En résumé, tout au long de cette thèse, je présente un nouveau cadre de travail pour l'étude des décisions sociales et je montre comment il permet éclairer les mécanismes cognitifs sous-tendant les comportements sociaux ainsi que leurs bases évolutives.