Vies encloses, demeures écloses. Le grand écrivain français en sa maison-musée (1879-1937)
| Auteur / Autrice : | Marie-Clémence Régnier |
| Direction : | Florence Naugrette, Françoise Mélonio |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littérature et civilisation françaises |
| Date : | Soutenance le 24/11/2017 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'étude de la langue et des littératures françaises (1998-....) |
| Equipe de recherche : Littérature française XIXe-XXIe siècles (Paris) | |
| Jury : | Président / Présidente : Dominique Pety |
| Examinateurs / Examinatrices : Dominique de Font-Réaulx, Denis Pernot | |
| DOI : | 10.70675/146ed0dczb56bz4dcdz956ezb992d10435c8 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La réflexion engagée dans la thèse propose une archéologie des représentations collectives se rapportant à l’espace domestique de l’écrivain et à son œuvre au moyen d’une socio-critique des textes où elles prennent corps. À partir de la notion de « maison-musée », la maison-musée de l’écrivain est considérée comme un lieu réel et comme une structure mentale et matérielle où s’inventent, s’organisent, s’exposent et sont conservées des « images d’écrivain » qui, quoique variées, voire hétérogènes, définissent un imaginaire et une imagerie cohérents de la figure de l’écrivain. Dans la thèse, la dimension discursive de la « paratopie » du lieu d’écriture est mise en perspective avec les approches posturales et scénographiques centrées sur la figure de l’écrivain. Pour ce faire, l’étude postule que l’agencement des objets dans les maisons-musées s’appuie sur ces « scéno-mythographies ». Des dispositifs d’exposition divers les transposeraient par la suite dans l’espace muséal. Partant, la thèse montre que les mises en scène de l’écrivain à demeure constituent un levier essentiel des appropriations mémorielles collectives des écrivains et de leurs œuvres parce qu’elles cristallisent des représentations mythiques à succès qui s’actualisent dans l’esprit du temps. Plus largement, elles participent à l’écriture de l’histoire littéraire qui s’institutionnalise au XIXe siècle : elles mettent l’accent sur certains écrivains, sur une mythologie de la création littéraire et sur des œuvres qui ont vu le jour dans de « hauts-lieux littéraires ». Enfin, il s’agit de comprendre les enjeux de poétique et de réception qui lient les maisons des écrivains à leur œuvre littéraire.