Levinas et l'idée de l'infini
| Auteur / Autrice : | Arnaud Clément |
| Direction : | Emmanuel Housset |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie, epistemologie |
| Date : | Soutenance le 15/11/2017 |
| Etablissement(s) : | Normandie |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Normandie Humanités (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Identité et subjectivité (Caen ; 1996-....) |
| établissement de préparation : Université de Caen Normandie (1971-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Dominique Pradelle |
| Examinateurs / Examinatrices : Emmanuel Housset, Catherine Chalier, Rodolphe Calin | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Dominique Pradelle, Catherine Chalier | |
| DOI : | 10.70675/47b3fe89z0d2ez4c9bza3cbz6b3aee23170a |
Mots clés
Résumé
Emmanuel Levinas élabore une éthique en rupture avec la logique, la phénoménologie et l’ontologie. L’idée de l’infini, qu’il emprunte aux Méditations métaphysiques de Descartes, accomplit cette rupture et produit une philosophie d’un genre nouveau. Notre travail entend ainsi déterminer la façon dont cette idée permet à l’éthique de penser au sein de la philosophie une intrigue qui l’excède. L’idée de l’infini fait l’objet d’un triple discours : elle exprime la forme d’une pensée pensant plus qu’elle ne pense, elle décrit le sens de ce paradoxe dans la responsabilité infinie pour le visage de l’autre homme, et elle pratique une emphase conduisant au-delà de l’être. L’entrelacement de ces trois discours dans l’éthique de l’idée d’infini introduit en philosophie une question plus originaire que la question de l’être : la mise en question de mon être par l’infinie parole d’autrui, la mesure de mon être à l’aune de la question de l’infini, qui me vient à l’idée dans une exigence de justice.