Le Dioxyde de titane en alimentation : caractérisation, devenir dans les fluides digestifs et impact sur le microbiote intestinal humain
| Auteur / Autrice : | William Dudefoi |
| Direction : | Marie-Hélène Ropers, Bernard Humbert, Hélène Terrisse-Viallis |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences agronomiques et écologiques |
| Date : | Soutenance le 30/03/2017 |
| Etablissement(s) : | Nantes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Végétal-Environnement-Nutrition-Agro-Alimentaire-Mer (Angers) |
| Partenaire(s) de recherche : | COMUE : Université Bretagne Loire (2016-2019) |
| Laboratoire : Biopolymères, Interactions, Assemblages BIA (Unité de recherche INRA - Université de Nantes) | |
| Jury : | Président / Présidente : Agnès Granier |
| Examinateurs / Examinatrices : Didier Dupont, Nicolas Feltin, Christophe Pagnout | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Paul Westerhoff, Muriel Bonin | |
| DOI : | 10.70675/b2254944z014cz442bza1c7z4c45a33d556b |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Le dioxyde de titane (TiO2) est un oxyde métallique utilisé en tant que pigment blanc, par exemple dans les enrobages de confiseries. Sachant que la forme alimentaire (E171/IN171) contient des nanoparticules (NPs), et que ces dernières sont classifiées comme potentiellement dangereuses par inhalation, nos travaux ont eu pour but de déterminer le devenir et l’impact des particules de E171 après ingestion. Plusieurs lots de poudre E171 ont été caractérisés et comparés à un lot de poudre P25, variété de référence de TiO2 en toxicologie (100% NPs). Nos résultats ont confirmé que la forme E171 contient des NPs, cependant à en quantité inférieure au seuil définissant l’étiquetage des nanomatériaux (50%). Comme les mêmes particules de E171 sont retrouvées intactes dans les extraits d’enrobage de plusieurs confiseries et que les propriétés physicochimiques des deux formes E171 et P25 sont très différentes, la forme E171 pourrait ainsi être préférée à l’actuel modèle P25 pour les études portant sur l’impact du TiO2 par ingestion. Le suivi des particules des variétés E171 et P25 au cours d’une digestion in vitro a montré leur forte agglomération, due à l’adsorption d’ions et de protéines composant les fluides digestifs. Cette forte agglomération (jusqu’à 90 μm dans l’intestin) explique le faible taux d’absorption du TiO2 observé in vivo. Au contact d’une flore intestinale humaine reconstituée, aucune des formes E171 ou P25 n’a eu d’effet sur la viabilité et la richesse écologique du microbiote après exposition à une dose singulière de TiO2 équivalente à l’ingestion d’une confiserie. Ces résultats doivent être à l’avenir confirmés dans le cadre d’une consommation régulière.