Etude de la calréticuline dans les syndromes myéloprolifératifs : de la détermination de la charge allélique aux mécanismes de dégradation des variants protéiques
| Auteur / Autrice : | Olivier Mansier |
| Direction : | François-Xavier Mahon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie Cellulaire et Physiopathologie |
| Date : | Soutenance le 14/12/2017 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de la vie et de la santé (Talence, Gironde ; 1993-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Actions for OnCogenesis understanding and Target Identification in ONcology (Bordeaux ; 2016-2021) |
| Jury : | Président / Présidente : Pascale Gaussem |
| Examinateurs / Examinatrices : Pascale Gaussem, Isabelle Plo, Serge Manié, Chloé James, Éric Chevet, Eric Lippert | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Isabelle Plo, Serge Manié | |
| DOI : | 10.70675/d263f490z6246z43c2zb7cfz7f292b09b768 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Des mutations dans le gène de la calréticuline (CALR), codant pour une protéine résidente du réticulum endoplasmique (RE), ont été découvertes récemment dans les syndromes myéloprolifératifs (SMP). Elles sont associées à augmentation de prolifération cellulaire portant spécifiquement sur la lignée mégacaryocytaire. Ceci est le résultat d’une activation constitutive de la signalisation des voies JAK-STAT et MAP Kinases, consécutive à l’interaction des protéines mutantes CALR avec le récepteur à la thrombopoïétine. Plusieurs études ont montré la faible expression de ces protéines mutées dans les cellules, mais aucune n’a déterminé l’impact de leur expression sur l’homéostasie du RE ni les acteurs mis en jeu dans leur élimination. Dans ce travail, nous avons montré que l’expression des protéines CALR mutées ne perturbe pas sensiblement l’équilibre du RE et ne modifie pas la sensibilité des cellules à l’apoptose induite par un stress du RE. Nous avons ensuite démontré dans différents modèles, y compris des cellules engagées dans la différenciation mégacaryocytaire, que les faibles niveaux intracellulaires de variants protéiques CALR n’étaient pas liés à une sécrétion accrue dans le milieu extracellulaire ni à un défaut transcriptionnel. Cette faible expression est en fait la conséquence d’une dégradation mettant en jeu principalement la voie ERAD-protéasome. Dans ce processus, la reconnaissance de motifs glycans n’est pas impliquée, mais EDEM3 semble avoir un rôle majeur puisque son extinction augmente l’expression des formes mutées de CALR. La modulation de cette dégradation pourrait constituer une approche thérapeutique innovante dans les SMP.