Ouvrir et fermer la maison du dieu : les portes de temples en Grèce égéenne de l'époque archaïque aux Antonins

par Audrey Dubernet

Thèse de doctorat en Histoire de l'Art

Sous la direction de Jacques Des Courtils.

Le président du jury était Renaud Robert.

Le jury était composé de Jean-Charles Moretti, Sandrine Huber, Didier Laroche, Laurence Cavalier.

Les rapporteurs étaient Jean-Charles Moretti, Sandrine Huber.


  • Résumé

    La porte a été l’un des premiers éléments de l’architecture grecque a être monumentalisé. Le terme de «porte» fait ici référence à l’ensemble du dispositif, aussi bien les battants que l’encadrement. Ces deux éléments sont eux-mêmes composés de plusieurs parties mais seules celles en pierre, à savoir le seuil, les montants, le linteau et le couronnement nous sont parvenus. On retrouve également des scellements métalliques et des traces de scellement ou de placage en bois. Ces vestiges, associés à une étude des textes (traités, comptes de construction, récits de voyageurs), de l’iconographie (céramiques et reliefs) et à une comparaison avec d'autres monuments (trésors, tombes macédoniennes, etc.), permettent une reconstitution de l’ensemble. Outre son aspect fonctionnel, la porte du temple détient un rôle symbolique fort puisqu'elle fait le lien entre la sphère humaine et la sphère divine. La porte pose la question de l'accessibilité à la cella. S'ajoutent les clôtures d'entrecolonnement et les diverses barrières pouvant être autant de nouvelles limites à la circulation. L’étude porte sur les portes de temple de l’époque archaïque jusqu’aux Antonins en Grèce égéenne. Le choix des limites chronologiques et géographiques du sujet est motivé par une volonté d’uniformité et de continuité. Il s’agit d’une analyse systématique de la morphologie des portes ainsi que de la portée symbolique du dispositif dans son contexte architectural et de son rôle dans la scénographie du temple et du sanctuaire et dans les rites.

  • Titre traduit

    Open and close the god’s house : the temple doors in Aegean Greece from the archaic period to the Antonine


  • Résumé

    The door was one of the first element of Greek architecture to be monumentalized. The term "door" refers here to the whole system, as well as the door panels and the door frame. These two elements are themselves composed of several parts but only those in stone, namely the threshold, the jambs, the lintel and the coronation remain. There are also metal seals and traces of wood seals or veneer. These remains, together with a study of texts (treaties, construction accounts, travelers' tales ), iconography (ceramics and reliefs), and a comparaison with other monuments (treasuries, Macedonian tombs) allow a reconstruction of all in many cases . In addition to its functional aspect, door monumentalised has a strong symbolic impact as it separates the human world from the one of the gods. The study of the door is connected with the question of the access to the cella. We also consider the intercolumnation screens and various barriers that can be encountered in temples as they all are limits to the circulation within the building. The study will focus on the temple doors of the Archaic period to the Antonines constructions in aegean Greece. The choice of chronological and geographical limits of the subject was motivated by a desire for consistency and continuity. It will be a systematic analysis of the doors morphology and of the symbolic significance of the device in its architectural context and its role in the temple and sanctuary scenography and in the rituals.

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