L'impossible rature de la présence ou la spatialité du néant : l'apport du "non-lieu" chez Sohravardî

par Riyad Dookhy

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Gérard Bensussan.

Le président du jury était Ali Benmakhlouf.

Le jury était composé de Yannick Courtel, Joseph Cohen.

Les rapporteurs étaient Ali Benmakhlouf, Catherine König-Pralong.


  • Résumé

    Le Dasein ne pourra jamais « être » son « là ». Une telle remarque pourra surprendre. Toutefois, dès lors que la totalité ou la plénitude d'un « là » soient pensées, ce dernier se révèle transi de néant. Or, parler du néant implique une méthode propre, car c’est l’absence de tout « phénomène ». Devons-nous plutôt, et « déjà », constater la mort de la phénoménologie, son incapacité de « dire » ce qui est radicalement « sans » phénomène, même à entendre ce qu’elle nous aura enseigné ? C'est alors une Méthode du Néant qui se « donne » – ou plutôt « qui se sera déjà donnée », maintenant, comme dans l’Histoire – comme reste irréductible, têtu et tenace. Ce Néant implique qu’il est tant sans « temporalité » que sans « spatialité ». Il nous importe, par conséquent, de pouvoir « penser » le « non-lieu » et d’entendre à nouveaux frais ce que l’histoire nous en informe, notamment dans la pensée de Sohravardî. Le paradoxe est que cette histoire est peut-être elle-même hors histoire.

  • Titre traduit

    The impossible end of presence or the spatiality of nothingness : the contribution of the « no-where » from Sohravardî


  • Résumé

    The Dasein cannot « be » its « be-ing-there ». Such a proposition may surprise us. However, where the totality of a « there » is considered, the latter reveals itself as kneaded by « nothingness ». Further, nothingness would imply its own method. Here, one is dealing with the absence of all phenomena. Should we, and « already », find in favour of the death of phonemenology, of its incapacity to « say » what is radically « without » phenonmenon, even where we are to heed what this tradition has taught us ? A Method of Nothingness, the kind which is sought here, seems to propose itself – or rather « has already proposed itself », as it is within History – as an irreducible, stubborn and tenacious one. Nothingness does imply the absence of « temporality » as well as « spatiality ». Consequently, we are driven to « think » the « no-where » and to heed afresh what history has taught us, namely the thought of Sohravardî on the matter. The paradox is this may bring us outside history itself.



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