Rôle de l’amygdale dans les symptômes émotionnels de la Maladie de Huntington : étude d’un modèle de rat transgénique, BACHD
| Auteur / Autrice : | Charlotte Lamirault |
| Direction : | Nicole El Massioui |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de la vie et de la santé |
| Date : | Soutenance le 12/01/2016 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Saclay (ComUE) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Signalisations et réseaux intégratifs en biologie (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2015-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut des neurosciences Paris-Saclay (Gif-sur-Yvette, Essonne ; 2015-....) |
| établissement opérateur d'inscription : Université Paris-Sud (1970-2019) | |
| Jury : | Président / Présidente : Thérèse Jay |
| Examinateurs / Examinatrices : Nicole El Massioui, Thérèse Jay, Guillaume Ferreira, Jean-Christophe Cassel, Patrick Pla, Gilles Bonvento | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Guillaume Ferreira, Jean-Christophe Cassel |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
La Maladie de Huntington (MH) est une pathologie génétique neurodégénérative, causée par un nombre anormalement élevé de répétitions du codon CAG dans le gène codant pour la protéine huntingtine (htt). A un stade pré-symptomatique (avant les symptômes moteurs), des troubles émotionnels sont souvent observés chez les patients MH, tels une agitation, une anxiété, une irritabilité ainsi qu’une tendance à la dépression, une apathie et une perte du contrôle émotionnel. Dans le but d’étudier la physiopathologie sous-jacentes aux (dys)fonctions émotionnelles de la MH, nous analysons le rôle de l’amygdale (en particulier le noyau central (CeA)). Cette structure est connue pour être impliquée dans la régulation du processus émotionnel et avoir un volume réduit ainsi qu’un grand nombre d’agrégats chez les patients et chez des modèles animaux transgéniques. Afin d’étudier les symptômes émotionnels de la MH, nous avons utilisé un modèle de rats transgéniques récent, les BACHD. Nos résultats montrent que ces animaux sont hyper-anxieux et hyper-réactifs face aux situations menaçantes à un stade précoce de la maladie. Ces rats BACHD présentent également un nombre élevé d’agrégats de grande taille augmentant en fonction de l’âge spécifiquement dans le CeA par rapport au noyau basolateral (BLA). De plus, la modulation pharmacologique du CeA entraine un effet comportemental différentiel chez les rats BACHD par rapport aux rats normaux, attestant d’un défaut fonctionnel de cette structure à un stade précoce de la maladie. Finalement, l’hyper-activité cellulaire observée dans le CeA (partie médiane) des rats BACHD pourrait expliquer l’hyper-réactivité émotionnelle de ces animaux et participer aux troubles émotionnels de la MH.