« Pour lui aider à soustenir son estat » : alliances, fiefs, réseaux, clientèles et partis dans l’ancienne noblesse d’Île-de-France de Philippe Auguste à Charles VII (1180-1437)
| Auteur / Autrice : | Laurent Nabias |
| Direction : | Franck Collard |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire et archéologie des mondes médiévaux |
| Date : | Soutenance le 14/10/2016 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Espaces, Temps, Cultures (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Histoire Sociale et Culturelle de l'Occident (Nanterre) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Philippe Genet |
| Examinateurs / Examinatrices : Franck Collard, Jean-Philippe Genet, Guido Castelnuovo, Laurent Hablot, Stéphane Lamassé, Joseph Morsel | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Guido Castelnuovo, Laurent Hablot |
Mots clés
Résumé
Cette thèse consiste dans l’étude des stratégies de résistance et d’adaptation de topolignages constitués de successions de lignages de l’ancienne noblesse francilienne sur des mêmes centres de pouvoir seigneuriaux, face à la soi-disant crise nobiliaire des XIVe et XVe siècles. Il s’agit de montrer que le concept de crise nobiliaire ne doit pas être appliqué à l’ensemble de la noblesse francilienne, puisque certains topolignages anciens traversent la période sans dommage. L’enquête recense et interroge les moyens et ressources utilisés par ces anciens nobles qui survivent. Les alliances et les stratégies matrimoniales afférentes sont abordées. L’organisation de la continuité de l’exploitation de leurs fiefs est examinée, montrant des signes de crispation et de réactivation du système féodal en réaction aux difficultés économiques liées à la guerre de Cent Ans. Une base de données prosopographiques est présentée, et une typologie de relations individuelles est proposée pour nourrir ensuite une méthodologie d’analyse de réseaux des parentés, de réseaux d’affiliations aux institutions royales ou princières, ou d’appartenance à des clientèles ou de partis. Comment ces anciens nobles ont-ils profité des clientèles mises en place par les Princes ? Comment ont-ils pris part aux différents partis qui se sont opposés pendant la guerre de Cent Ans ? Enfin, la culture de la noblesse est étudiée à travers sa participation à la vie curiale des Grands, à ses marques de dévotion et à ses relations avec ses ancêtres. Le sentiment d’appartenance de l’ancienne noblesse francilienne à un même groupe fier de ses origines n’a-t-il pas finalement été la principale raison de leur subsistance ?