Thèse soutenue

Eléments vers une éthique de l'habitation

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Auteur / Autrice : Mathias Rollot
Direction : Chris YounèsStéphane Bonzani
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Architecture
Date : Soutenance le 18/03/2016
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis ; 1992-....)
Jury : Président / Présidente : David John Theodor Vanderburgh
Examinateurs / Examinatrices : Chris Younès, Stéphane Bonzani, Pieter Versteegh, Philippe Madec
Rapporteurs / Rapporteuses : Pierre-Antoine Chardel

Résumé

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Inquiétée par les récentes métamorphoses de l’habitation humaine toujours en devenir, la thèse propose d’interroger l’idée philosophique d’habiter dans ses lignes critiques. Par delà la réduction binaire que sous-tend la capacité de différenciation de la notion (ce qui serait habitable, ce qui ne le serait pas), elle voudrait mettre à jour des formes plus complexes d’explicitations des divers accompagnements et résistances aux processus habitationnels. Pour ce faire, la recherche déploie d’une part une reconstruction dialogique de l’idée d’habiter, et d’autre part une mise en résonance de cette proposition avec l’étude de la pensée du philosophe Günther Anders. Au travers des notions de conformisation, de « dividu », de familiarisation, ou encore de livraison du monde, elle cherche à faire voir la façon dont, aujourd’hui, les polarités habitationnelles peuvent concrètement être « mises en difficulté » par des dispositifs spatiaux, mais aussi par des appareils techniques et structures sociétales ou culturelles. En cela, l’étude travaille à l’établissement d’une nouvelle lecture des rapports complexes à envisager entre architectures, habitations, et responsabilités à l’heure de la modernité-liquide. Modeste prémisse d’une forme de « théorie critique des milieux habités » contemporains, elle cherche à fonder une somme d’éléments capable de mettre à jour l’habitation comme « valeur éthique » et d’éclairer la pensée vers de potentielles postures architecturales mais aussi habitantes. Esquissant par là les contours et contenus de ce que pourrait être une paradoxale mais nécessaire éthique de l’habitation.