Analyse des interactions dans la classe de langue en Corée : cas des apprenants coréens face aux enseignants de français natifs dans l'enseignement supérieur

par Shin Tae Kang

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Christine Develotte.

Soutenue le 09-12-2016

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon) , en partenariat avec Interactions, corpus, apprentissages et représentations (Lyon, Rhône) (équipe de recherche) et de Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscription) .

Le président du jury était Peter D. Griggs.

Le jury était composé de Jin-Ok Kim.

Les rapporteurs étaient Christine Béal, Marc Duval.


  • Résumé

    La langue est sans aucun doute le reflet d’une culture et en cela elle permet à deux peuples non seulement de communiquer mais aussi de se découvrir. C’est la raison pour laquelle ce travail vise à répondre à deux objectifs : le premier est d’optimiser l’enseignement des langues, ici le français en Corée, le second est de favoriser les échanges entre nos deux pays en mesurant la portée culturelle véhiculée par une langue. Pour cela nous avons cherché à identifier les contraintes de l’apprentissage du français en décrivant les interactions entre enseignants français natifs et apprenants coréens dans l’enseignement supérieur en Corée. La constitution d’un corpus d’interactions authentiques mettant en contact 180 apprenants coréens avec 7 enseignants au travers de 13 cours de FLE a permis de décrire des phénomènes interactionnels récurrents d’ordre sociolinguistique. La grande distance linguistique séparant le français du coréen s’est manifestée par des incompréhensions et des malentendus d’origine phonétique, morphosyntaxique et sémantique issus de transferts entre les deux langues. Pour surmonter ces difficultés linguistiques, nous préconisons d’accompagner les cours de grammaire d’une immersion en langue cible par des cours de conversation. Mais notre étude montre combien les habitudes d’apprentissage des apprenants coréens, entre silences, rire d’embarras, hochements de tête et autres gestes illustratifs palliatifs à des lacunes langagières, doivent être prises en compte dans toute démarche didactique.

  • Titre traduit

    Analyses of the interactions in the class of language in Korea : case of Korean learners in front of French native teachers in the higher education


  • Résumé

    The language is undoubtedly the reflection of a culture and it allows two peoples not only to communicate but also to discover each other. It is the reason why this work aims at answering two objectives: the first one is to optimize the languages teaching, here French in Korea, the second is to favour the exchanges between our two countries by measuring the cultural significance conveyed by a language. For this we tried to identify the constraints of the learning of French by describing the interactions between French native teachers and Korean learners in the higher education in Korea. The constitution of a corpus of authenticinteractions putting in touch 180 Korean learners with 7 teachers through 13 courses of FLE allowed to describe interactionnels recurring phenomena of sociolinguistic type. The linguistic great distance separating French of the Korean showed itself by incomprehensions and phonetic, morphosyntactic and semantic misunderstandings of origin stemming from transfers between both languages. To overcome these linguistic difficulties, we recommend to accompany the grammar courses with an immersion in target language by courses of conversation. But our study shows how many the learning habits of the Korean learners,between silences, laughter of embarrassments, nods and other palliative illustrative gestures in linguistic deficiencies, must be taken into account in any didactic approach.

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