Thèse soutenue

Il y a des choses qui n'existent pas : en défense d'un meinongianisme logiquement cohérent et ontologiquement économe

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Auteur / Autrice : Thibaut Giraud
Direction : Frédéric Nef
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie et sciences sociales
Date : Soutenance en 2016
Etablissement(s) : Paris, EHESS
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut Jean-Nicod (Paris) (2002-....)
Jury : Président / Présidente : Jean-Maurice Monnoyer
Examinateurs / Examinatrices : Frédéric Nef, Jean-Maurice Monnoyer, Pierre Joray, Bruno Leclercq, Alberto Voltolini

Résumé

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Il y a toutes sortes de choses dont nous pouvons parler ; et, parmi ces choses de toutes sortes, il y a des choses qui n'existent pas (comme le monstre du Loch Ness ou le rond carré). L'essentiel de ma thèse consiste à formuler avec rigueur et précision des théories qui expriment une telle intuition, théories que j'appellerai des meinongianismes, puis à les défendre contre deux types d'objection : d'abord des objections qui remettent en cause leur cohérence logique, ensuite des objections qui accusent leur coût ontologique. Je défendrai donc d'une part qu'il y a des théories meinongiennes logiquement cohérente : différentes approches ont déjà été développée et je montrerai ce qu'elles ont en commun ainsi que les avantages et les inconvénients de chacune. D'autre part, dans une seconde partie plus originale, je défendrai que ces théories meinongiennes cohérentes peuvent être formulées de façon à ce que leur engagement ontologique soit acceptable. Autrement dit, je montrerai pourquoi les objets meinongiens ne correspondent pas forcément à des entités meinongiennes. La prise de conscience du fait que les logiques meinongiennes n'engagent pas forcément envers une ontologie meinongienne devrait permettre de renouveler d'une façon beaucoup plus large l'intérêt pour ces logiques : si la preuve est faite que les théories meinongiennes peuvent être logiquement cohérentes et ontologiquement économes, une telle approche étant de surcroît féconde du point de vue philosophique (de nombreuses applications en témoignent), alors il semble bien que la charge de la preuve ne soit plus du côté des défenseurs de ces théories mais revienne à ses adversaires.