Les enjeux de la réécriture. : Potentialités et limites de la relecture parodique du canon moderne dans la littérature japonaise contemporaine.
| Auteur / Autrice : | Caterina Mazza |
| Direction : | Anne Bayard-Sakai, Luisa Bienati |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littératures et civilisations |
| Date : | Soutenance le 20/01/2015 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne Paris Cité en cotutelle avec Università Ca' Foscari Venezia (Venise, Italie) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (1997-... ; Paris) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Études Japonaises / CEJ EA 1441 |
| établissement de préparation : Institut national des langues et civilisations orientales (Paris ; 1971-....) | |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Anne Bayard-Sakai, Luisa Bienati, Matilde Mastrangelo, Daniel Struve |
| DOI : | 10.70675/06cd7719zac43z4b35zb302z1f5d869b48c3 |
Mots clés
Résumé
Les perspectives de recherche de cette étude s'organisent autour d'un axe thématique qui ouvre la dimension littéraire japonaise contemporaine au débat critique international : l'un des enjeux de notre analyse est de comprendre, par la comparaison d'un nombre limité d'œuvres exemplaires, la spécificité de l'expérience de la réécriture parodique du canon au Japon. Par ailleurs, tout en définissant de façon ponctuelle et rigoureuse le champ d'investigation, cette analyse permet de réfléchir au problème complexe de l'utilisation, devenue paradigmatique, des formes intertextuelles dans la littérature ''postmoderne''. S'agit-il d'une façon pour préserver ou déconstruire ? Est-il possible de considérer la relecture parodique comme une forme de traduction du canon? Dans cette perspective, on se propose de conduire une analyse directe et comparative des œuvres d'auteurs divers mais qui se sont tous intéressés à des textes-source communs : en particulier on prend en considération le cas exemplaire des parodies des textes de Kawabata Yasunari (1899 – 1972) réalisées par Ogino Anna (1956), Inoue Hisashi (1934-2010) et Shimizu Yoshinori (1947) (respectivement dans ''Watashi no aidokusho'', 1991 ; ''Bun to Fun'', 1970 et ''Kirikirijin'', 1981 ; ''Ese monogatari'', 1991). Face aux œuvres immortelles du grand maître de la modernité, tous trois ont réalisé des parodies qu'on peut lire comme des traductions dans un langage nouveau d' hypotextes célèbres (''Yukiguni'', ''Izu no odoriko'') ; ou, en même temps, comme des parodies de la traduction, qui révèlent les fragments d'un jeu cassé, moyens utiles à la réflexion metatextuelle.