Desservir les faibles densités par les transports collectifs routiers : des réseaux aux prises avec le territoire
| Auteur / Autrice : | Matthieu Drevelle |
| Direction : | Francis Beaucire |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Géographie-Aménagement |
| Date : | Soutenance le 23/10/2015 |
| Etablissement(s) : | Paris 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de Géographie de Paris. Espace, sociétés, aménagement (Paris ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Géographie-cités (Paris ; 1998-....) - Géographie-cités / GC (UMR_8504) |
| Jury : | Président / Présidente : Gabriel Dupuy |
| Examinateurs / Examinatrices : Francis Beaucire, Yann Leriche, Pierre-Henri Emangard, Henri Saisset | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Chapelon, Jean-Pierre Nicolas |
Résumé
Discutant la thèse d’un périurbain indifférencié, cette thèse cherche à définir les différences spatiales entre les couronnes périurbaines françaises et à identifier l’impact de ces différences sur le coût de desserte des couronnes par les transports collectifs. Portant sur une centaine de couronnes périurbaines, l’étude de morphologie et de la granulométrie des ilots périurbains permet de classifier différents types de formes périurbaines et d’analyser leur répartition sur le territoire. Le croisement de cette typologie avec les coûts de desserte (selon différents scénarios) permet de mettre en évidence les formes de périurbanisation les plus « vertueuses » en matière de desservabilité La comparaison des différents scénarios de desserte permet d’identifier les organisations de réseaux les plus efficaces. Visant à ajouter une dimension « pratiques de mobilité » et « bonnes pratiques d’aménagement » à ces premiers résultats, la thèse propose une étude de cas sur l’aire urbaine de Montpellier. Cette partie ouvre la réflexion sur les pratiques de mobilité des périurbains en lien avec l’émergence de pôles secondaires à l’extérieur des villes-centres. Une certaine autonomie du périurbain est alors la mise en évidence. Face à cette dilution des centralités, l’articulation entre réseaux urbains et interurbains apparait nécessaire de favoriser l’accessibilité aux ressources humaines éclatées dans l’ensemble de l’agglomération. La synthèse de ces réflexions permet alors d’esquisser un nouveau mode de transport, adapté aux espaces périurbains, aux besoins des habitants et aux évolutions des territoires agglomérés : la Car à Haut Niveau de Service.