Thèse soutenue

Effets de l'entraînement en résistance, de la performance à l'unité contractile

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Auteur / Autrice : Antony Philippe
Direction : Robin Candau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du Mouvement Humain - Montpellier
Date : Soutenance le 04/12/2015
Etablissement(s) : Montpellier
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Sciences du mouvement humain (Marseille ; 2004-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Dynamique du muscle et métabolisme (Montpellier)
Jury : Président / Présidente : Corinne Lionne
Examinateurs / Examinatrices : Robin Candau, Corinne Lionne, Fabio Borrani, Julien Lagarde
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-René Lacour, Carlo Reggiani

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Ce travail de thèse vise à améliorer notre compréhension des effets l'entraînement en résistance sur la performance et le muscle strié squelettique. La dynamique de ces effets de l'entraînement a été appréhendée de façon systématique grâce à des outils issus de la théorie des systèmes, auprès de 26 rongeurs entraînés en résistance dans un protocole d'escalade avec charges additionnelles. Le modèle classique (Banister et coll, 1975) a permis de décrire les variations de performance de manière significative (R2 = 0,53, P<0,001). L'origine des gains de performance très marqués (+136% par rapport au groupe contrôle) a été recherchée parmi les mécanismes adaptatifs musculaires potentiels. A l'issue de l'entraînement, une augmentation de l'activité de la myosine ATPase de 123 ± 61% indépendante du phénotype a été observée par rapport aux animaux contrôles. Cette augmentation de la puissance chimique consommée semble liée à une augmentation de la vitesse des étapes d'hydrolyse de l'ATP et surtout de celle de la libération des produits de cette hydrolyse (i.e. ADP et Pi) accompagnant la bascule de la tête de myosine. Une nouvelle forme de plasticité musculaire semble avoir été identifiée. Sur la base des mécanismes adaptatifs musculaires, une nouvelle formulation mathématique plus physiologique du modèle des effets de l'entraînement a été proposée et a aboutit à une meilleure qualité d'ajustement (R2 = 0,71, P<0,001). La fonction impulsionnelle du modèle classique a été remplacée par une fonction exponentielle de croissance qui semble plus appropriée pour rendre compte à la fois des variations de performance mais aussi des adaptations qui surviennent au sein du tissu musculaire comme au sein des unités contractiles elles-mêmes.