Identités, sexualités, écritures dans les autofictions de la diaspora cubaine à New York : Sonia Rivera-Valdés et Jacqueline Herranz-Brooks

par Sophie Cabaloue

Thèse de doctorat en Espagnol

Sous la direction de Dominique Gay-Sylvestre et de Fabiola Salek.

Le président du jury était Erich Fisbach.

Le jury était composé de Dominique Gay-Sylvestre, Fabiola Salek.

Les rapporteurs étaient Sandra Monet-Descombey Hernández, Elvire Gomez-Vidal.


  • Résumé

    Nos travaux s’articulent autour de la construction identitaire par l’écriture des auteures de la diaspora cubaine à New York et s’appuient sur les autofictions de Sonia Rivera-Valdés et Jacqueline Herranz-Brooks. Ces auteures contemporaines, qui définissent les contours du sujet lesbien à travers érotisme et désir, déstabilisent les identités nationales, culturelles et sexuelles en mettant en scène des personnages qui évoluent en dehors de la norme, en marge du système politique, social et sexuel. Elles redéfinissent l’identité cubaine à partir d’une perspective intimiste, qui s’éloigne de l’image politisée. Notre approche littéraire et socio-historique éclaire les mécanismes de constructions identitaires des auteures au regard du contexte de production des œuvres. Les nombreux témoignages, auprès des auteures et des garantes de l’institution cubaine, nous ont permis d’identifier ce contexte littéraire et socio-historique dans lequel les auteures ont évolué et produit leurs œuvres. Sonia Rivera-Valdés et Jacqueline Herranz-Brooks, à travers leur trajectoire littéraire, se définissent en tant qu’auteure lesbienne dans un espace géographique fragmenté. Elles « fictionnalisent » leurs souvenirs pour retracer leurs parcours de vie, qui est la fois témoignage (discours qui révèle une situation socio-historique : être lesbienne à Cuba, la difficulté d’intégration des migrantes à New York) et en même temps fiction, leur permettant ainsi de projeter leurs idéaux. C’est donc entre témoignage et reconstruction du passé, ancré dans le présent de production, que les auteures se construisent dans un espace fragmenté entre Cuba et New York. L’écriture, ainsi que la photo pour Herranz-Brooks, en tant qu’actes créatifs leur permettent de refaire vivre leurs expériences afin de construire une identité en devenir d’auteure et de femmes lesbienne, migrante, cubaine de la diaspora.

  • Titre traduit

    Identities, sexualities, writings in autofiction of Cuban diaspora in New York : Sonia Rivera-Valdés and Jacqueline Herranz-Brooks


  • Résumé

    My work deals with the building of identity through the writing of women writers from the Cuban Diaspora in New York. It focuses on autofictions by Sonia Rivera-Valdés and Jacqueline Herranz-Brooks. These contemporary writers, - who have a knack for defining the lesbian subject through the use of eroticism and desire- also manage to unsettle national, cultural and sexual identities by putting forward characters who develop out of the norm, away from the political, social and sexual system. These writers give a new definition to Cuban identity from an intimate perspective, which is far from the politicized image we know. My literary and socio-historical approach sheds light on the mechanisms of the construction of the identities of these women writers, considering in particular the context of production of their works. The numerous field surveys on the writers and guarantors of the Cuban institution made it possible for me to identify the literary and socio-historical context in which the women writers developed and produced their works. Through their literary careers, Sonia Rivera-Valdés and Jacqueline Herranz-Brooks describe themselves as lesbian writers living in a fragmented geographical space. They succeed in fictionalizing their memories in order to tell their lives. The text is both testimony – a narrative describing a socio-historical situation, being a lesbian in Cuba, the difficult integration of the migrants in New York- and fiction, enabling them to project their ideals. It is therefore in between testimony and reconstruction of the past anchored in the present that the women writers build a fragmented space between Cuba and New-York. Writing, as well as photography for Herranz-Brooks, seen as creation, made it possible for them to give life again to their past experiences so as to build themselves an identity as writers and as lesbian, migrant, Cuban women from the Diaspora.


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