Identités et stratégies politiques du PCI et du PCF : une comparaison entre le Triangolo Industriale en italie et la région industrielle du Rhônes - Alpes en France

par Cecilia Bergaglio

Thèse de doctorat en Langues étrangères appliquées

Sous la direction de Christian Del Vento.

Le président du jury était Gerd-Rainer Horn.

Le jury était composé de Stefano Musso, Leonardo Casalino, Aldo Agosti.

Les rapporteurs étaient Gerd-Rainer Horn, Albertina Vittoria.


  • Résumé

    Les objectifs du projet de recherche ont leur fondement dans la tentative de répondre à quelques questions essentielles concernant l'identité du Parti Communiste italien et du Parti Communiste français en tant que sujets politiques complexes, multiformes et dynamiques.On a d'abord crée deux laboratoires d'analyse, l'un en Italie, le deuxième en France, en tant que lieux d'observation, d'étude et de dénouement des thèmes les plus significatifs liés à l'identité, la stratégie et la culture communiste.En ce qui concerne l'Italie, on a tout naturellement choisi le Triangle Industriel qui constitue une macro zone aux caractères sociaux et économiques communs où le PCI a joué un rôle important et tout à fait différent par rapport aux autres zones sub-culturelles de la péninsule dans les années de l'après-guerre.Il m'a paru de plus en plus évident que la région Rhône-Alpes se caractérisait par des aspects économiques, sociaux, géographiques et anthropiques intéressants qui la rapprochaient au Triangle Industriel avec lequel, d'ailleurs, il existait une proximité territoriale.D'après un regard plus attentif au tissu socio-économique de la région, on s'aperçoit que les trois plus importantes villes - Grenoble, Lyon, Saint Etienne- se caractérisent par le même mélange d' « ingrédients » sur lesquels se fonde le caractère particulier des chefs-lieux du Triangle Italien. Il s'agit d'une très forte vocation industrielle, d'une société hétérogène, d'un équilibre parmi les forces politiques protagonistes du débat local (ou, au moins, pas de supériorité nette et durable de l'une par rapport aux autres), de Fédérations à même de marquer, d'une manière nette et durable, l'histoire, l'identité, la mentalité des inscrits et des électeurs, enfin d'une partie considérable de la société.Après les domaines, les temps de la recherche. La Libération, ou mieux encore, l'année 1946 s'est imposée d'une manière tout à fait naturelle comme « incipit ». Il s'agissait d'une césure chronologique évidente pour le début d'un parcours ; une date naturelle mais pas infranchissable, plutôt osmotique avec le passé des militants et des cadres qui, par leur mémoire personnelle, reviennent à la période précédant la naissance du parti.C'est un parcours long, sinueux, complexe dont on a repéré la fin, d'une manière tout à fait subjective mais bien motivée, en 1976, en ce qui concerne l'Italie et en 1978, en ce qui concerne la France. Les deux dates sont très représentatives des deux Pays et des deux partis communistes.On est bien dans les années de l'apogée après lequel va commencer la chute.Deux évènements vont caractériser ce moment : le doublement raté en Italie et la débâcle électorale en France. Il s'agit d'une histoire différente mais de là on va assister à un déclin lent et inexorable. C'est une conjoncture qui nous implique tous et qui change, irrémédiablement, la destinée de nos microcosmes.Les sources utilisées pour ce travail de recherche se divisent en trois groupes différents. Appartiennent au premier groupe les données quantitatives concernant la base militante et les Comités Fédéraux de chacune des Fédération faisant l'objet de la recherche.Un deuxième groupe de sources se compose, par contre, de la documentation officielle concernant les débats intérieurs au parti. Il s'agit de congrès, de réunions du Comité Fédéral, de rapports préparatoires, une masse de documents produits par les Fédérations qui a été tout à fait indispensable dans la reconstruction des stratégies politiques poursuivies sur les territoires.Le troisième et tout dernier groupe de sources est sans doute celui qui m'a fascinée davantage par sa richesse et par ses infinies possibilités d'interprétation et par le passage du plan quantitatif au qualitatif aussi. Il s'agit de biographies rédigées par les cadres au moment de l'inscription au parti ou bien pendant la participation à l'une de ses écoles.

  • Titre traduit

    Identity and political strategies of PCI and PCF : a comparison between the Triangolo Industriale in Italy and the region of Rhône–Alpes in France


  • Résumé

    The aim of the research project is the attempt to answer some basic questions about the identity of the Italian and French Communist parties, considered as complex and dynamic political subjects.The first step was to select two case studies, one in Italy and one in France, as places where to observe and deal with the most meaningful themes linked to the identity, the strategies and the political communist cultures.As far as Italy is concerned, I chose the so-called Triangolo Industriale. It represents a macro-area with economic and social common features and where the Pci played an important role, different from the other sub- cultural areas of Italy in the second post-war period.I realized that the Rhône-Alpes had the economic, social, geographical and anthropic features approaching it to the Triangolo Industriale, with which also as a geographical proximity.Going deeper into the social and the economic texture of the three most important cities – Grenoble, Lyon, Saint Étienne - I discovered that they have the same mixture of “ingredients” compared to Milan, Turin and Genua: well-rooted industrial vocation, heterogeneous society, a good balance among the political forces, local communist Federations able to mark the identity, the history and the cultural of their members and the electors.The research has as starting point the year 1946. Natural chronological caesura but overcome by the memories of the militants and political leaders, which date back until the previous period to the birth of the party.It is a long and complex process lasting until 1976 for Italy and 1978 for France. These dates are extremely representative for both communist parties because they constitute the apogee moment, before the beginning of the decline. Two events characterize this moment: the failed “sorpasso” in Italy and the electoral defeat in France. It is a crucial point implying a radical change also in our two micro-cosmos.The sources used in this research can be divided in three groups: the first group is represented by the statistic data about militants and political local structures. The second is represented by the official documents of the internal party debates, useful to reconstruct the political strategies pursued in every territory.The third and last source is the one that has struck me more for the infinite interpretative possibilities and for the passage from the quantitative to the qualitative level. They are the biographies written by the communist leaders at the moment of their adhesion to the party or when they attended the political schools of the party.STAR


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