Evolution intraspécifique du génome et modes de reproduction générateurs de diversité génétique chez Agaricus bisporus
| Auteur / Autrice : | Banafsheh Jalalzadeh Moghaddam Shahri |
| Direction : | Gérard Barroso |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie végétale |
| Date : | Soutenance le 12/12/2014 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de la vie et de la santé (Talence, Gironde ; 1993-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Etablissement d'accueil : Université Bordeaux-I (1971-2013) |
| Laboratoire : Mycologie et sécurité des aliments (Villenave d'Ornon) | |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Thierry Noël |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Fabienne Malagnac, Anne-Marie Farnet da Silva | |
| DOI : | 10.70675/e3a4e5bcze4aaz4832za9ccz7fa4e1b6e84d |
Mots clés
Résumé
Agaricus bisporus, le champignon de Paris, est un basidiomycète saprophytenaturellement présent dans la litière de cyprès (Cupressus macrocarpa). Il possède différentsmodes de reproduction. Pour étudier leur rôle dans la dynamique spatio-temporelle et l’évolutionde la diversité génétique au cours du temps, des dispositifs expérimentaux ont été mis en place.Dix souches sauvages d’Agaricus bisporus var. bisporus ont été sélectionnées, à partir de deuxpopulations françaises, sur leurs traits phénotypiques et génotypiques. L’étude de l’évolutionmoléculaire de leurs génomes a montré que, pour le génome mitochondrial, la mobilité desintrons de groupe I apparait comme la principale source de polymorphisme. Des taux desubstitution nucléotidique (nt) faibles ont été observés chez tous les types de séquencesmitochondriales (éléments mobiles, séquences géniques et inter géniques). Cette forteconservation, comparée avec les taux élevés de substitution nt des séquences nucléairessimilaires, contraste avec ce qui est généralement décrit dans l’évolution des séquencesfongiques. Des expériences de croisements entre sporocarpes et mycelia de souches sauvages ontété menées sur du compost, dans une chambre de culture, pour simuler l’implantation d’unepopulation naturelle. Pour les sporocarpes récoltés, les données montrent l’existence d’unphénomène parasexuel de Buller conduisant à des souches hybrides d’A. bisporus dans lachambre de culture et potentiellement dans la nature. Parallèlement, les mycelia de souchessauvages ont été introduits dans deux parcelles expérimentales de cyprès. L’analyse génotypiquedes sporocarpes récoltés la première année d’introduction n’a pas permis de mettre en évidencede souche hybride et les conditions climatiques de la seconde année n’ont pas permis d’obtenir defructification. Les dispositifs et outils mis au point doivent permettre un suivi génétique spatiotemporelde la population sur le long terme.