L'efficacité du microcrédit dans les pays industrialisés : le cas de la France
| Auteur / Autrice : | Marinette Kamaha |
| Direction : | Sophie Brana |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences économiques |
| Date : | Soutenance le 22/09/2014 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Entreprise, économie, société (Talence, Gironde ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Groupement de recherches coordonnées EFIQ (Pessac, Gironde ; 1980-1997) |
| Etablissement d'accueil : Université Bordeaux-IV (1995-2013) | |
| Jury : | Président / Présidente : Éric Lamarque |
| Examinateurs / Examinatrices : Cécile Lapenu | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Isabelle Guérin, Bernd Balkenhol | |
| DOI : | 10.70675/81b1c148z5ee6z41bfz881fz3546f2404e51 |
Mots clés
Résumé
Le but de cette thèse est de déterminer si les objectifs que se fixent les institutions demicrofinance (IMF) en France en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, et en matièrede soutien au micro-entrepreneuriat, se traduisent dans les faits. Il s’agit plus précisémentd’apprécier la performance sociale des IMF tant en termes de portée sociale qu’en termesd’impact. Nous montrons dans une première partie que le microcrédit extra-bancaire en France aclairement un impact social car octroyé principalement aux personnes les plus pauvres et à cellesles plus en risque d’exclusion. Sa capacité à servir durablement le plus grand nombre estcependant remise en cause compte tenu du fait qu’aucune institution étudiée ne répond à lacontrainte de pérennité qu’est l’autosuffisance financière. Le maintien des subventions dans cecontexte s’avère donc indispensable. Nous trouvons en outre une adaptation de l’offre auxbesoins de la clientèle et mettons en évidence l’existence d’une stratégie dichotomique dans lesecteur (sociale vs économique), ce qui entraine un traitement différencié de la clientèle suivantl’objectif poursuivi par l’IMF. Dans une seconde partie, nous trouvons que dans un contextemarqué par la persistance de la crise économique, le microcrédit démontre une certaine capacité àsoutenir la création d’entreprises et d’emplois de qualité. Cette capacité dépend cependant dutype de microcrédit dont il s’agit (entrepreneurial vs insertion sociale). L’accompagnement serévèle fort utile dans l’ensemble, mais nous montrons des différences de perception parmi lesbénéficiaires. Le microcrédit se révèle en outre avoir un fort impact psychologique mais sesretombées économiques sont de faible ampleur. Nous trouvons en effet une amélioration globalede la situation professionnelle des bénéficiaires, mais soulignons la précarité des emplois occupéset la faiblesse des revenus. Ceci suggère un contraste entre perception et réalité économique