Les formes du merveilleux en art contemporain

par Anna Maisonneuve

Thèse de doctorat en Arts (Histoire, Théorie, Pratique)

Sous la direction de Bernard Lafargue.

Le président du jury était Jacinto Lageira.

Le jury était composé de Bernard Lafargue, Christophe Genin, Bruce Bégout.

Les rapporteurs étaient Jacinto Lageira, Christophe Genin.


  • Résumé

    Historiquement, si l’on effleure succinctement l’histoire de l’art occidental de ces derniers siècles, il n’y a guère que les romantiques et les surréalistes qui ont clairement consenti à employer un tel vocable. Plus encore, le « merveilleux » était en quelque sorte leur fer-de-lance, l’ingrédient ultime capable d’accompagner et d’accomplir une quête collective, dont la visée constante était d’échapper à l’étroitesse rationaliste. Une étroitesse rationaliste, alors affectée, conspuée et invalidée par un contexte : celui de la modernité pour les uns, celui de la Première Guerre mondiale pour les autres, qui venait tout juste de s’achever. En regard du nombre d’ouvrages et d’expositions qui prennent pourtant pour thème le réenchantement et le merveilleux depuis plus de deux décennies, il est tentant, il est vrai, d’avancer l’hypothèse du contrepoids contextuel. En période de désillusions, le merveilleux composerait une échappatoire honnête, une sorte de compensation élémentaire, permettant de rééquilibrer la balance. Les formes du merveilleux en art actuel permettraient-elles ainsi de réenchanter le monde ? Plus précisément, seraient-elles en mesure de réduire cette césure dissociant l’être et le monde ? Dans une société toute déterminée par la prédominance de la raison, une raison dont on ne saurait plus s’affranchir complètement, dans quels territoires peut encore s’immiscer la merveille ? Quelles formes est-elle susceptible d’arborer ?

  • Titre traduit

    The forms of ‘le merveilleux’ in contemporary art


  • Résumé

    Historically, if we briefly review Western art history from the last few centuries, there are almost only the romantics and the surrealists who clearly agreed to use such a term. Moreover, " le merveilleux" was somehow their arrowhead , the ultimate ingredient susceptible to accompany and justify a collective quest, which was constantly referred to in order to do away with rationalistic narrow-mindedness which was then affected, decried and invalidated by the context: modernity for some, and for others, the First World War, which had just come to an end. Regarding the number of books and exhibitions taking on the themes of fantasy and enchantment for over two decades, it is tempting to consider the weight of that context. In a period of disillusionment, fantasy offers an honest escape, a kind of elementary compensation, a redress of the balance. Could renderings of fantasy in contemporary art be an attempt to re-enchant the world? More specifically, might this succeed in reducing the divide between the being and the world? Nowadays, when we live in a society in which reason is the dominant power, from which we can hardly hope to escape, in which territories can fantasy still appear? What form is it likely to take?

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