La rationalité mésologique : connaissance et gouvernement des milieux de vie (1750-1900)
| Auteur / Autrice : | Ferhat Taylan |
| Direction : | Guillaume Le Blanc |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Soutenance le 12/09/2014 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés (Pessac, Gironde ; 2003-2015) |
| Jury : | Président / Présidente : Céline Spector |
| Examinateurs / Examinatrices : Guillaume Le Blanc, Philippe Huneman, Christian Laval, Philippe Descola, Bruno Karsenti | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Huneman, Christian Laval | |
| DOI : | 10.70675/e1320913z639cz4c23z9157z7a8c67208047 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Bien que l’histoire environnementale soit devenue un champ d’études en pleine effervescence pour interroger la constitution historique des catégories par lesquelles nous pensons nos rapports à ce qui nous entoure, l’apport capital de Canguilhem et de Foucault à une telle démarche a été jusqu’à maintenant totalement sous-estimé. A partir des indications de ces ceux penseurs qui ont opéré une histoire conceptuelle et généalogique des rapports entre les hommes et leur « milieu », ce travail tente de montrer comment il apparaît en Occident, au cours du 18ème et du 19ème siècle, une série de savoirs et de pratiques consistant à gouverner les hommes par l’aménagement de leur entourage. De manière intrinsèque à l’élaboration d’une panoplie de savoirs biologiques, géographiques et sociologiques concernant le rapport des hommes à leur milieu, semble émerger en effet une biopolitique environnementale dont nous ne sommes pas encore affranchis. A l’âge des grandes conférences intergouvernementales sur « la protection de l’environnement », l’étude de cette biopolitique environnementale pourrait servir à changer de perspective en matière d’écologie et à se demander comment les savoirs environnementaux de l’Occident se sont formés au sein d’une rationalité consistant à gouverner les hommes par leur milieu.