L'homme, l'humain et l'humanisme dans les oeuvres d'Albert Camus
| Auteur / Autrice : | Zahra Aqelsaravani |
| Direction : | Martine Mathieu-Job |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littératures française, francophones et comparée |
| Date : | Soutenance le 30/01/2014 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Textes, littératures, écritures et modèles (Pessac, Gironde ; 2007-2021) |
| Jury : | Président / Présidente : Jeanyves Guérin |
| Examinateurs / Examinatrices : Martine Mathieu-Job, Agnès Spiquel, Philippe Baudorre | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jeanyves Guérin, Agnès Spiquel | |
| DOI : | 10.70675/1fc278e5z9124z49e2z9a83z6d2c4c960cad |
Mots clés
Résumé
Albert Camus a lui-même distingué trois phases dans son Œuvre : celle de l’absurde : (la prise de conscience du non-sens de la vie conduit Camus à l’idée que l’homme est « libre de vivre sans appel », « quitte à payer les consciences de ses erreurs » et doit épuiser les joies de cette terre. La vie accepte le non-sens du monde et trouve le bonheur au sein même de l’absurde. Camus affirme que l’absurde n’est ni dans l’homme ni dans le monde, mais dans leurs présences communes, dans leur « confrontations » et le définit comme « l’indifférence à l’avenir et la passion d’épuiser tout ce qui est donné »), celle de la révolte : (la révolte est considérée par lui comme la seule position tenable face à l’absurde. Elle figure avec la liberté et la passion, comme une solution valable et capable d’assurer la justice. Elle seule peut assurer une action affective capable de dépasser la stérilité et l’angoisse créées par l’absurde), celle de l’amour : (Camus entend par là, l’amour de l’homme, tel qu’il est, avec ses forces et son intelligence et aussi avec ses limites et ses faiblesses. Camus exprime son affection et sa solidarité envers l’homme. Ce n’est plus seulement un humanisme classique qui s’affirme, plus seulement une position morale, mais une position d’homme sensible. Camus recherche encore à s’approcher de ces « quelques choses », de cette « part obscure » qui est en tout homme, et en lui-même en particulier). Cette étude interroge sur la remarquable prose camusienne qui touche au premier plan la question de l’Homme qui progresse et modifie au fil des années ; l’attachement au service d’une justice relative aux hommes dont l’idée n’est pas séparable de celle du bonheur ; l’adhésion à une éthique humaine et humaniste qui n’est que pour pousser l’esprit humaine à la perfection. Son art n’est pas « une réjouissance solitaire ». Camus formule son exigence envers l’Homme car l’art est le moyen de l’expression d’une communion entre les hommes.