Mythes, astronomie, découpage du temps et navigation traditionnelle : l’héritage océanien contenu dans les mots de la langue tahitienne

par Claude Teriierooiterai

Thèse de doctorat en Langues, littérature et Civilisations Océaniennes

Sous la direction de Bruno Saura et de Claire Moyse-Faurie.

Soutenue le 09-12-2013

à Polynésie française , dans le cadre de École doctorale du Pacifique (Faaa) , en partenariat avec Université de la Polynésie Française (laboratoire) .

Le président du jury était Eric Conte.

Le jury était composé de Bruno Saura, Claire Moyse-Faurie, Eric Conte, Anne Di Piazza, Patrick Vinton Kirch.

Les rapporteurs étaient Anne Di Piazza, Patrick Vinton Kirch.


  • Résumé

    Comment les Tahitiens ont-ils conceptualisé le ciel pour en faire un instrument de mesure astronomique ? Leurs traditions apportent des explications sous forme de récits cosmogoniques. Ils peuvent nous envoûter mais, ils ne sont pas considérés comme des solutions scientifiques. L'astronomie a accordé aux théories qui ont cours aujourd'hui toutes les apparences du sérieux et de la rationalité. La cosmogonie a commencé le jour où l'homme s'est posé des questions sur son environnement et ses origines. Il fallait demander à ceux qui avaient voyagé, de raconter ce qu’ils avaient vu et entendu sur les régions encore plus lointaines. Les Tahitiens font partie de ces curieux qui sont allés voir ce qu’il y avait au-delà de l’horizon et pour qui la parole d’un ancêtre était acte de foi. Les réponses se trouvent donc dans les récits mythiques et le vocabulaire utilisé, à la source des symboles intellectuels. Pour les déchiffrer, l’approche linguistique est indispensable.Dans la cosmogonie tahitienne, le dieu Ta’aroa crée le monde. Le ciel demeure cependant uni à la terre, il le soulève à l’aide de dix piliers (pou), que repèrent des étoiles appelées ‘anā. Les objets célestes peuvent ainsi émerger des abysses à l’horizon et se mouvoir sur le dôme en traçant une dizaine de chemins (rua), guidés par les plus remarquables d’entre eux, les ta’urua. Cette conceptualisation du ciel offrira aux Tahitiens un instrument de mesure spatiotemporel remarquable.Leur lexique astronomique comporte près de deux cents termes porteurs de concepts. Les revisiter conduit à découvrir leur ancienne science.

  • Titre traduit

    Myths, astronomy, dissecting time and traditional navigation : the oceanic heritage contained in the words of the tahitian language


  • Résumé

    How did the Tahitians conceptualize the skies in order to create their own instrument of astronomy? Traditions provide explanations in the form of cosmogony stories. They can entice or by no means are they considered scientific evidence. Astronomy has supported theories that give today a certain seriousness or rationality.Cosmogony began the day when man inquired about its environment and its origins. To fully understand, they asked those that have travelled in the past, recollecting descriptions of what they had seen and heard from faraway places.The curiosity of Tahitians has pushed them to travel beyond the horizon having only faith in the words of their ancestors. The answers can be found within the mythical recitals by understanding the vocabulary used at the source of intellectual symbols. Without a doubt, the approach of a linguist is necessary.In Tahitian cosmogony, the God Ta'aroa created the world. The sky was attached to the earth and in order to separate them; he used ten pillars "Pou", that are marked by stars in the sky called "'Anā". Celestial bodies move across the dome sky by following pathways called "Rua" and each pathway is highlighted by a dominant star called "Ta'urua". This conceptualization of the sky gave Tahitians a remarkable instrument for measuring space and time. The lexicon of astronomy terms numbers nearly two hundred. Understanding them leads one to discover their ancient science.


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