Thèse soutenue

L'éducation artistique dans le système scolaire français de 1968 à 2000

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Auteur / Autrice : Camille Grabowski
Direction : Jean-François Sirinelli
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance le 14/11/2013
Etablissement(s) : Paris, Institut d'études politiques
Ecole(s) doctorale(s) : École de la recherche de Sciences Po (Paris ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'histoire de Sciences Po (Paris)
Jury : Président / Présidente : Bruno Poucet
Examinateurs / Examinatrices : Jean-François Sirinelli, Laurent Martin, Philippe Poirrier, Jean-Pierre Rioux
Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Martin, Philippe Poirrier
DOI : 10.70675/48c5d2d7z3898z4986z9c64z49464f12214a

Résumé

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Dans les années d’après-guerre entrent en ligne de compte des données démographiques et économiques nouvelles qui font évoluer la société française et lui imposent d’adapter son système éducatif, de décloisonner les disciplines et de favoriser l’interdisciplinarité. Seule l’école peut vaincre le déterminisme social lié à la naissance. C’est le colloque d’Amiens (1968) qui pose les bases d’une réflexion qui a nourri toutes les avancées sur l’éducation artistique depuis. Les années 70 sont celles de la réforme pour l’Education nationale et celles de la réflexion et des premières expérimentations pour la Culture. Les années 80 marquent une réelle ouverture de l’école, que ce soit vers les établissements culturels, à l’intervention de partenaires extérieurs au milieu scolaire ou à de nouvelles matières. Ouverture, mais aussi compromis entre les acteurs. Le protocole d’accord d’avril 1983 signé entre le ministère de la Culture et celui de l’Education nationale et la loi sur les enseignements artistiques de 1988 ont cédé aux compromis. Dans les années 90, penser l’éducation artistique de manière globale et à l’échelle d’un territoire apparaît comme le meilleur moyen de faire travailler ensemble les écoles et les équipements culturels à l’échelle d’une ville, d’un département ou d’une région, de garantir un maillage parfait du territoire et donc d’atteindre à la démocratisation culturelle. Mais finalement s’impose surtout le constat d’un empilement quelque peu désordonné des dispositifs. Le plan Lang/Tasca qui doit se réaliser sur cinq ans à partir du 14 décembre 2000 ouvre un nouveau chapitre. Mais l’exécution de ce nouveau plan n’est pas garantie par sa décision.