Les villes de l’Illyricum protobyzantin face aux grandes invasions
| Auteur / Autrice : | Darko Stojanov |
| Direction : | Denis Feissel |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire protobyzantine |
| Date : | Soutenance en 2013 |
| Etablissement(s) : | Paris, EPHE |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : École pratique des hautes études. Section des sciences historiques et philologiques (Paris) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Michel Kazanski |
Mots clés
Résumé
Cette thèse a pour but d’analyser la diversité et l’intensité de certaines transformations provoquées dans les villes de la préfecture du prétoire d’Illyricum par les vagues successives des grandes invasions (dans ce cas, 374-618). Centrée sur les centres urbains, tels Thessalonique, Sirmium, Viminacium, Stobi, Dyrrachium, Athènes, Corinthe etc. , la recherche se développe dans deux directions : la réaction des villes (voir des citadins) face aux invasions et les traces matérielles laissées par les envahisseurs. En se fondant sur une analyse détaillée des sources littéraires et archéologiques, ainsi que, dans une moindre mesure, les témoignages épigraphiques et numismatiques, la thèse avait essayée de découvrir le comportement, y compris les réactions, les sentiments et les destins différents, de la population urbaine de l’Illyricum durant l’un des plus importants processus historiques. A part les petites indications et nouvelles opinions, la recherche effectuée a mené à trois résultats principaux : 1. A l’image de la ville face au péril barbare il faut ajouter l’image de la ville en double ou multiples périls, afin d’ arriver à une compréhension plus complète et plus nuancée de la position compliquée des villes au temps des grandes invasions ; 2. Il est important d’accentuer la possibilité d’une nouvelle vie en Barbaricum, aux dépens de l’image « eschatologique » qui voit les grandes invasions comme la fin pour les citadins des villes protobyzantines ; 3. Les grandes invasions avaient la capacité surprenante de provoquer des turbulences chaotiques « ex nihilo » dans les villes protobyzantines qui n’étaient pas des cibles particulières