Thèse soutenue

L'inscription littéraire de l'Histoire chez Flaubert, des Oeuvres de jeunesse à Salammbô

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Auteur / Autrice : Hassen Bkhairia
Direction : Francis LacosteKameleddine Gaha
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littératures française, francophones et comparée
Date : Soutenance le 29/06/2012
Etablissement(s) : Bordeaux 3 en cotutelle avec Université de Sousse (Tunisie)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Textes, littératures, écritures et modèles (Pessac, Gironde ; 2007-2021)
Jury : Président / Présidente : Gisèle Séginger
Examinateurs / Examinatrices : Francis Lacoste, Kameleddine Gaha, Mohamed Khlifi, Yvan Leclerc, Éric Benoit
Rapporteurs / Rapporteuses : Mohamed Khlifi, Yvan Leclerc
DOI : 10.70675/4700fae1za7c2z4813za65bze4c2619adfe0

Mots clés

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Résumé

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Dans l’optique de Gisèle Séginger, ce travail s’interroge sur l’inscription littéraire de l’Histoire chez Gustave Flaubert, des Œuvres de jeunesse à Salammbô. L’étude des premiers écrits révèle les causes profondes de l’engouement de l’écrivain pour l’Histoire et met en évidence les motivations conjoncturelles, culturelles et personnelles, en particulier familiales, de cette représentation. Chez Flaubert, la poétique de l’Histoire dit la crise de l’Art et le divorce entre l’Artiste et son contexte intellectuel, social et politique. Après les premiers textes placés sous le signe de la dérision et du nihilisme, l’écrivain refuse de partager les préoccupations de son temps pour se consacrer à une quête essentiellement esthétique aboutissant à la définalisation de l’œuvre. « Athée politique », comme Sade dont il est l’héritier, Flaubert donne une image très critique de la monarchie mais dénonce aussi, à la manière de Tocqueville, les effets pervers de la démocratie qui conduit à l’uniformisation de la société et menace la liberté individuelle. Agnostique, il est fasciné par la splendeur de l’Antiquité et associe le christianisme à une forme de dégradation. Révolté contre la société, il dénonce les idées reçues, la morale et les valeurs bourgeoises. Le jeune Flaubert met en question toutes les doctrines politiques ou sociales et déconstruit l’historiographie. Son œuvre repose sur une vision shakespearienne et montre l’omniprésence du Mal et de la Mort. Anticonformiste et souvent ironique, elle s’inscrit, non sans provocation, à contre-courant de toutes les représentations (providentialistes, romantiques, rationalistes, positivistes) de l’Histoire au XIXe siècle.