Epidémiologie du cancer du col au Maroc
| Auteur / Autrice : | Mohamed Berraho |
| Direction : | Roger Salamon, Chakib Nejjari |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociétés, Politique, Santé publique. Santé Publique. Epidémiologie |
| Date : | Soutenance le 21/12/2012 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 2 en cotutelle avec Université Sidi Mohamed ben Abdellah (Fès, Maroc) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés, politique, santé publique (Talence, Gironde ; 2011-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Louis-Rachid Salmi |
| Examinateurs / Examinatrices : Chakib Nejjari, Afaf Amarti Riffi, Simone Mathoulin-Pelissier, Adnane Remmal | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Mohamed Bennani-Othmani, Franck Chauvin | |
| DOI : | 10.70675/60e351eaz1544z4c46z93faz7fe3b2426365 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Le cancer du col représente un problème de santé publique au Marco. L’objectif principal de cette thèse est d’améliorer les connaissances sur le cancer du col de l’utérus au Maroc en terme d’épidémiologie descriptive et analytique notamment par l’étude des principaux facteurs associés à ce cancer, son retard de diagnostic et sa prise en charge.Méthodologie Pour répondre à notre objectif, trois études ont été menées. La première étude, rétrospective sur dossier d’hospitalisation, sur les stades de diagnostic et les résultats des traitements du cancer du col. La deuxième étude, transversale, sur les facteurs liés au retard de diagnostic du cancer du col et la troisième étude, cas-témoins multicentrique avec appariement individuel sur l’âge, sur les facteurs de risque du cancer du col de l’utérus. Résultats La première étude a montré la vulnérabilité socioéconomique de la population des femmes atteintes de cancer du col et a mis le point sur les problèmes du retard de diagnostic et de l’accessibilité aux établissements de soins auxquels elles sont confrontées. L’étude a mis l’accent sur la durée du suivi insuffisante et le nombre élevé des perdues de vue. La deuxième étude, a montré que les femmes âgées de moins de 50 ans, analphabètes, non mariées, les femmes au foyer, les femmes résidant en milieu rural, les femmes résidant à plus de 100Km du lieu du diagnostic du cancer, les femmes sans antécédents de cancer du col et les femmes n’ayant pas eu comme premier symptôme des saignements gynécologiques étaient plus à risque du retard de diagnostic du cancer du col. L’étude cas-témoins a confirmé que l’infection à HPV est le facteur de risque majeur du cancer du col. Les autres facteurs de risque du cancer invasif du col utérin étaient : la parité élevée, le faible niveau d'éducation, l’existence de multiples partenaires sexuelles chez le mari, les rapports sexuels pendant les menstruations et les antécédents d’IST. La limite majeure de notre étude cas-témoins est liée au manque de puissance statistique pour l’étude de l’association avec d’autres facteurs tels que les facteurs nutritionnels. Conclusion Les études réalisées dans le cadre de notre thèse, en dépit de leurs limites, constituent une source d’information pour la recherche scientifique sur le cancer du col au Maroc et dans les pays similaires. Elles contribuent à l’amélioration des connaissances sur le cancer du col au Maroc et par là des attitudes et pratiques des différents corps sanitaires vis-à-vis de ce cancer. Elles ont permis de définir les populations à risque de cancer du col et à risque de retard de diagnostic et, ainsi de mieux les cibler dans les programmes de dépistage d’information et d’éducation. Les résultats de nos travaux de recherche pourraient représenter une « situation de référence » utile pour tout programme d’évaluation concernant le cancer du col au Maroc. Ceci devrait permettre dans le futur de mieux évaluer à long terme l’efficacité des programmes de dépistage, de vaccination, des traitements et de l’éducation pour la santé.