Thèse soutenue

La recherche en criminologie en France est-elle possible ? A quelles conditions ? : exemple du recueil de données dans l'étude du filicide-suicide

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Auteur / Autrice : Marlène Abondo
Direction : Loïck M. Villerbu
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance en 2011
Etablissement(s) : Rennes 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes)
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Université européenne de Bretagne (2007-2016)

Mots clés

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Résumé

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Le filicide-suicide se définit comme la mort d’un enfant infligée par son parent et suivie du suicide de celui-ci. Sa spécificité est consacrée par une littérature criminologique presque exclusivement anglo-saxonne et scandinave. Initialement, notre projet de recherche avait pour objectif d’étudier le filicide-suicide « français » selon une perspective criminologique. Le filicidesuicide associe, en France comme ailleurs, un homicide, infraction pénale, et un suicide, non infraction. Le judiciaire n’est saisi qu’au stade de l’enquête dont le résultat écarte la qualification pénale. Le sanitaire constate et certifie les décès sans établir entre eux de lien organique. Victime(s) et auteur demeurent à jamais étrangers alors même que la mort les avait réunis. Le projet initial a donc pris une nouvelle direction. Contrairement aux études anglo-saxonnes et scandinaves, en France, toute recherche tentant d’approcher le filicide-suicide se heurte, dès les démarches exploratoires, au recueil de données utiles et pertinentes pour son analyse. Dès lors, notre travail de thèse s’est intéressé à explorer les conditions de la recherche en criminologie en France en s’appuyant sur l’exemple du filicide-suicide, comme fait démonstratif