Thèse soutenue

Compétitivité, stratégies et performances commerciales : une application à la zone euro

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Auteur / Autrice : Raphaël Chiappini
Direction : Michel DupuySophie Brana
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 02/12/2011
Etablissement(s) : Bordeaux 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Entreprise, économie, société (Talence, Gironde ; 1991-....)
Jury : Président / Présidente : Guillaume Gaulier
Rapporteurs / Rapporteuses : Cécile Couharde, Jacques Mazier
DOI : 10.70675/b50b099az978ez4652z9e00zb368e5d60251

Résumé

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Cette thèse s’interroge sur les déterminants des divergences de performances commerciales au sein de la zone euro à travers quatre études empiriques. La première revient sur l’impact des spécialisations sur les performances à l’exportation, à l’aide d’une étude dynamique des avantages comparatifs et d’une analyse à parts de marché constantes. La seconde introduit une mesure élargie de la compétitivité structurelle dans la modélisation des équations d’exportation traditionnelles à travers l’étude d’un indicateur composite de compétitivité. La troisième étudie le lien entre investissements directs à l’étranger et performances commerciales dans les pays de la zone euro par le biais de tests de causalité en panel hétérogène et d’équations de gravité. Enfin, la dernière partie de cette thèse revient sur les stratégies d’internationalisation de la production et leurs conséquences sur les performances commerciales des pays à travers l’étude du comportement des constructeurs automobiles européens. Les meilleures performances de l’Allemagne ne proviennent pas uniquement de sa compétitivité-coût. L’innovation accrue de ses produits, ses infrastructures, sa politique visant à diminuer les coûts pour ses entreprises via un accès privilégié au crédit et une politique fiscale avantageuse couplées à l’accroissement de la fragmentation de sa production expliquent sa « surperformance » sur le marché mondial. Au contraire, les entreprises françaises ont souffert de la hausse des coûts salariaux dans le pays mais également du manque d’innovation de leurs produits et de leurs stratégies de délocalisation totale de la production.