Les règles de l’exception : la régulation (du) politique au Mali et au Niger
| Auteur / Autrice : | Grégory Chauzal |
| Direction : | Dominique Darbon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Science politique |
| Date : | Soutenance le 24/06/2011 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 4 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de science politique (Pessac, Gironde ; 1995-2011) |
| Jury : | Président / Présidente : Gilles Massardier |
| Examinateurs / Examinatrices : Hubert Peres | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Pierre Englebert, Mahaman Sanoussi Tidjani Alou | |
| DOI : | 10.70675/eb4544ccz8778z4223zb004zd8979b94e219 |
Résumé
Si les grandes coalitions gouvernementales sont parvenues à stabiliser la trajectoire politiquemalienne, les interventions militaires au Niger (1996, 1999, 2010) ont en revanche marqué leshésitations politico-prétoriennes à l’oeuvre et leurs conséquences sur le processus transitionnelglobal. Parce qu’elles répondent à plusieurs facteurs, les « formules » politiques et militaires derégulation des champs appellent par conséquent une réflexion plus générale sur : (i) le rôle del’histoire, des ressources et des stratégies dans la fixation des choix (institutionnels) despossibles ; (ii) les contextes globaux qui ordonnent les « logiques et mythologiques »d’interaction et participent à une délimitation, objective (i.e. « spontanée ») et subjective (i.e.stratégique), des solutions adaptées de gestion politique. Ce travail visera plus spécifiquement àcomprendre les « décloisonnements » stratégiques qui, dans des conjonctures non routinières,appellent la mobilisation de ressources objectivées et valorisées d’action, autorisent de largesregroupements (coalitions post-transitionnelles au Mali, collusions « transectorielles » oupolitico-militaires au Niger) et permettent finalement de tranquilliser la trajectoire politique deces Etats.