Chimiotaxie chez E. Coli et D. Discoideum : experiences et modélisation
| Auteur / Autrice : | Guillaume Voisinne |
| Direction : | Massimo Vergassola |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physique |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Paris 6 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La chimiotaxie désigne le mouvement actif et dirigé de micro-organismes en réponse à des stimuli extérieurs. Chez E. Coli, le comportement chimiotactique repose sur sa faculté à biaiser sa marche aléatoire résultant de l’alternance entre une phase de nage quasi-rectiligne (run) et une phase de réorientation abrupte (tumble). Nous quantifions la réponse chimiotactique de E. Coli directement à partir du biais instantané et l’explicitons en fonction des différents paramètres de la voie de signalisation. Nous inférons cette réponse à partir de trajectoires individuelles et des détections effectuées par E. Coli au cours de son mouvement. Cette méthode non invasive fournit des estimations précises de paramètres clés de la voie de signalisation chimiotactique. Ce type de méthode d’inférence est d’un intérêt général pour l’étude de processus stochastiques. Nous appliquons cette méthode à l’étude du mouvement diffusif de protéines membranaires évoluant au sein de microdomaines et montrons qu’elle fournit une estimation optimale, au sens de la théorie de l’information, de la diffusivité ainsi qu’une estimation des forces effectives responsables du confinement en microdomaines. L’amibe Dictyostelium discoideum (Dicty) possède la faculté de détecter la direction de gradients extérieurs d'AMPc (« directional sensing »). En accord avec des observations expérimentales récentes, nous introduisons un modèle minimal faisant intervenir un inhibiteur local possédant une dynamique de relaxation lente. Nous présentons des expériences permettant de tester plus spécifiquement la dynamique spatio-temporelle de cette réponse et les interprétons à l'aide du modèle introduit