Mécanismes cognitifs du changement de langue chez les multilingues : études comportementales et électrophysiologiques
| Auteur / Autrice : | Xavier Aparicio |
| Direction : | Manuel Jiménez |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance le 14/12/2010 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Laboratoire de psychologie |
| Jury : | Rapporteurs / Rapporteuses : Ton Dijkstra, Barbara Köpke |
| DOI : | 10.70675/799e70d4zd431z4b57z8b9dz2a9d767b762d |
Résumé
Dans ce travail, nous étudions les mécanismes du changement de langue lors de la reconnaissance visuelle de mots chez des trilingues français /anglais /espagnol. Dans un premier temps, nous avons examiné les processus d’accès pour chacune des langues étudiées, indépendamment de la présentation des autres langues. Nous nous sommes ensuite interrogés sur les relations entre les langues et l’organisation lexicale sous-jacente dans la mémoire multilingue, ainsi que la mise en place des mécanismes cognitifs permettant de passer d’une langue à une autre. Dans cette perspective, nous avons réalisé trois séries d’expériences afin d’examiner l’influence mutuelle des langues et le coût cognitif consécutif à un changement de langue lors de la reconnaissance visuelle de mots isolés. Nous avons comparé le traitement de mots spécifiques à différentes langues (ayant un degré de recouvrement orthographique minimal) en faisant varier les situations de changement et en recueillant des données comportementales et chronométriques dans des tâches de décision lexicale, de catégorisation sémantique et d’amorçage sémantique par traduction. Les résultats mettent en évidence un ralentissement global du traitement dû au changement pour les trois langues. Nous avons également observé un coût cognitif suite à un changement de langue pour les trois langues, mais plus important lorsqu’il s’opère entre les deux langues les moins maîtrisées (L2 vers L3 et L3 vers L2). Les données obtenues confirment l’hypothèse d’unités lexicales intégrées au sein d’un même lexique dans la mémoire multilingue. Les résultats sont interprétés dans leur ensemble dans le cadre des principaux modèles de la mémoire bilingue/multilingue.