Les petites villes des espaces périphériques interstitiels : comparaison entre le sud Massif Central (France) et la Castille / Haute-Estrémadure
| Auteur / Autrice : | Marie-Eve Fererol |
| Direction : | Franck Chignier-Riboulon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Géographie |
| Date : | Soutenance le 03/12/2010 |
| Etablissement(s) : | Clermont-Ferrand 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales (Clermont-Ferrand) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'études et de recherches appliquées au Massif Central, à la moyenne montagne et aux espaces fragiles (Clermont-Ferrand ; ....-2016) |
| Jury : | Président / Présidente : Yves Chappoz |
| Examinateurs / Examinatrices : Yves Chappoz, André Humbert, Régis Guillaume, Michel Guerin, Jean-Charles Edouard | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : André Humbert, Régis Guillaume | |
| DOI : | 10.70675/4a4639b1zbb28z4053zb3b4zbec008a5b78f |
Résumé
Cette thèse a été bâtie sur l’hypothèse que les espaces interstitiels, secteurs en situation de marginalité et faiblement métropolisés, sont plus dynamiques qu’il n’y paraît de prime abord. Notre travail montre que la construction actuelle des statistiques tend à sous-évaluer la réalité urbaine de ces régions. Or, les petites villes sont une des clés du maintien, voire du renouveau, de territoires. Reconstituées selon des limites cohérentes, en tenant compte des communes de banlieue, les petites villes sont toujours des noeuds de résistance dans ces milieux particuliers : 78% d’entre elles sont en hausse démographique et 88% bénéficient d’un marché du travail florissant entre 1999 et 2006. En outre, il apparaît qu’un réseau christallérien structure encore le sud Massif Central, même si des modifications à la base sont survenues. Un constat quasi identique s’observe en Castille/Estrémadure, autre espace interstitiel. L’outil comparatif a permis de mettre en évidence les traits invariants qui décrivent les petites villes, mais également de souligner quelques différences, notamment sur le plan de l’aménagement du territoire. Ceci nous amène à une réflexion plus poussée sur les politiques publiques françaises. Certaines villes ont décliné, pour maintes raisons, et n’assurent plus une fonction d’organisation et de commandement de l’espace. Cette situation interroge les politiques publiques actuelles menées, notamment leur logique égalitaire. La solution ne consisterait-elle pas plutôt en une politique volontariste d’aménagement du territoire à destination, prioritairement, des villes les plus porteuses d’avenir, dans le cadre d’un renforcement des Régions ?