Analyse non-linéaire des instabilités multiples aux interfaces frottantes : application au crissement de frein
| Auteur / Autrice : | Nicolas Coudeyras |
| Direction : | Louis Jézéquel, Jean-Jacques Sinou |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Mécanique |
| Date : | Soutenance le 18/12/2009 |
| Etablissement(s) : | Ecully, Ecole centrale de Lyon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Mécanique, Energétique, Génie Civil, Acoustique (Villeurbanne ; 1993-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Xavier Boutillon |
| Examinateurs / Examinatrices : Denis Aubry, Samuel Nacivet | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Roger Ohayon |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Le crissement des freins à disque est un phénomène sonore indésirable dû au frottement des garnitures sur le disque. Ce système dynamique autonome non-linéaire génère des vibrations auto-entretenues responsables d’émissions sonores pouvant atteindre 110dB. Les études actuelles se limitent principalement à l’analyse de stabilité qui surestime généralement le domaine d’instabilité. L’objectif de cette thèse est donc d’étendre l’étude du crissement de frein au domaine non-linéaire à l’aide de méthodes moins coûteuses numériquement que les traditionnelles méthodes temporelles. Dans un premier temps, nous nous sommes tout d’abord intéressé à la modélisation simplifiée d’un système de frein composé d’une garniture et d’un disque de frein. Nous avons réduit ces éléments aux interfaces de contact permettant ainsi de garder les non-linéarités tout en traitant des modèles de plus petite taille. Dans un second temps, nous avons développé une méthode non-linéaire originale qui, basée sur les méthodes classiques de balance harmonique, permet de calculer la réponse dynamique des systèmes autonomes non-linéaires. Cette méthode, applicable sur des systèmes soumis à un ou plusieurs modes instables, est capable de calculer des réponses périodiques ou pseudo-périodiques. Enfin nous avons appliqué cette méthode sur le modèle réduit de frein et montré son avantage en terme de coût numérique. Cette étude a également permis de mettre en avant des phénomènes non-linéaires complexes tels que l’augmentation des amplitudes avec l’ajout d’amortissement ou encore la disparition d’un mode instable dans la réponse dynamique.