La contribution des femmes au débat philosophique en Angleterre au milieu du XVIIe siècle : Margaret Cavendish (1623-1673), Anne Conway (1631-1679), et la philosophie de la nature

par Sandrine Parageau

Thèse de doctorat en Etudes du monde anglophone

Sous la direction de Line Cottegnies.

Soutenue en 2008

à Paris 3 , dans le cadre de Ecole doctorale Études anglophones (....-2009Paris) .


  • Résumé

    Bien qu’elles ne reçoivent aucune éducation académique, Margaret Cavendish (1623-1673) et Anne Conway (1631-1679) contribuent aux avancées scientifiques du XVIIe siècle par le biais de conversations et de correspondances avec leurs contemporains, et par l’élaboration de traités de philosophie naturelle. Les pratiques de la République des Lettres, les nouvelles méthodes de Descartes et de Bacon, ainsi que les liens entre autodidaxie et philosophie de la nature favorisent leur accès au savoir, tout en légitimant leur participation au débat qui marque l��avènement de la science moderne. En réponse aux théories mécanistes, les deux femmes proposent des doctrines philosophiques comparables, inspirées du vitalisme. La nature y est présentée comme un ensemble animé d’un principe vital qui garantit l’ordre et l’harmonie. L’enquête sur les modes d’accès au savoir et sur les modalités de la pensée philosophique de ces intellectuelles démontre que, loin d’être une réponse proprement féminine aux « nouvelles philosophies », le vitalisme exprime une méfiance à l’égard de la mécanisation de la nature. Pourtant, vitalisme et mécanisme ne s’opposent pas de manière catégorique au XVIIe siècle ; les doctrines philosophiques de Cavendish et de Conway témoignent ainsi d’un désir de réconcilier ces deux théories d’explication de la nature dans une perspective éclectique.

  • Titre traduit

    The contribution of women to the philosophical debate in mid seventeenthcentury England : Margaret Cavendish (1623-1673), Anne Conway (1631-1679), and natural philosophy


  • Résumé

    Although they were denied a formal education, Margaret Cavendish (1623-1673) and Anne Conway (1631-1679) contributed to the advancement of learning in the 17th century through their conversations and correspondences with their contemporaries, as well as through the treatises of natural philosophy they wrote. The social practices of the Republic of Letters, Descartes’ and Bacon’s new methods, and the link between autodidacticism and natural philosophy all enabled them to acquire knowledge, while legitimating their taking part in the debate heralding modern science. In answer to the mechanistic theories, both women expounded similar vitalistic doctrines, according to which nature is animated by a vital principle which secures order and harmony. The study of both intellectuals’ access to knowledge and philosophical modes of thinking reveals that, far from being a feminine reaction to the “new philosophies”, vitalism expressed a general distrust of the mechanization of life. Yet vitalism and mechanism were not radically opposed in the 17th century; Cavendish’s and Conway’s philosophical doctrines illustrate the attempt at reconciling these two explanatory theories of nature in an eclectic philosophy.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 2010 par Presses Sorbonne Nouvelle à Paris

Les ruses de l'ignorance : la contribution des femmes à l'avènement de la science moderne en Angleterre


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  • Détails : 1 vol. (489 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 429-478. Index

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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2010 par Presses Sorbonne Nouvelle à Paris

Informations

  • Sous le titre : Les ruses de l'ignorance : la contribution des femmes à l'avènement de la science moderne en Angleterre
  • Détails : 1 vol. (353 p.)
  • ISBN : 978-2-87854-484-8
  • Annexes : Bibliogr. p. 319-[346]. Notes bibliogr. Index
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