L'image du magicien dans les contes méditerranéens et slaves

par Viara Timtcheva

Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Mireille Vagné-Lebas.

Soutenue en 2008

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    Le conte populaire, longtemps mésestimé, est de nos jours réhabilité par les chercheurs et considéré comme une expression de l’inconscient collectif, ou tout au moins comme une source de sagesse profonde. Le magicien, bénéfique ou maléfique, même si rarement protagoniste, est indubitablement l’un de ses personnages-clés. Notre première partie porte sur la place de la magie et du magicien dans le paganisme antique grec et romain et les croyances des anciennes tribus slaves et arabes, ainsi que dans les trois grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam). La seconde partie analyse l’image du magicien dans un corpus de plus de 200 contes de 25 pays différents : portrait physique, position sociale, caractère, savoir, fonction. La troisième partie, consacrée au magicien en tant qu’archétype et symbole universel, est traitée sur le double plan de la littérature et de la psychologie. Elle concerne les interactions du magicien dans le conte, les concepts-clés de la magie, et les racines profondes de ce personnage mystérieux et éternel. Au-delà des différences venant des religions et des cultures, l’image du magicien est peinte dans ce qu’elle a de commun, d’atemporel, d’inhérent à l’humanité entière. Bien qu’ayant choisi le support des contes populaires pour étudier le magicien, notre étude dépasse leur cadre pour poursuivre un objectif plus large : retracer ses origines, faire le compte-rendu de son évolution, découvrir sa signification. Le sujet est traité au croisement des champs d’application de la littérature, de l’ethnographie, de l’étude des croyances et des religions, de la sociologie, de la psychologie.

  • Titre traduit

    The figure of the magician in mediterranean and slavic fairy tales


  • Résumé

    The fairy tale, underrated for a long time, has been rehabilitated by researchers and is now considered to be an expression of the collective unconscious, or at the very least, a source of profound wisdom. Good or evil magicians, although they are seldom protagonists, are undoubtedly key figures. First I deal with the place of magic and magicians in ancient Greek and Roman systems of belief, among the ancient Slavonic and Arab tribes, and in the three monotheistic religions, Judaism, Christianity, and Islam. Then I analyse the figure of the magician (physical portrait, social position, character, knowledge, function) in a corpus of more than 200 fairy tales from 25 different countries. Finally, I focus on the magician as archetype and universal symbol seen from both the literary and the psychological angles. I examine the correlations between magicians in fairy tales, the keys-concepts of magic, and the roots of this mysterious and immortal figure. Beyond the religious and cultural differences, the figure of the magician is seen as atemporel, from the point of view of what it has common with the whole of humanity. Although I have chosen to restrict my corpus to fairy tales, my analysis has a broader objective and scope. I attempt to outline the origins of the figure, to show how it has changed and to understand its significance. My study is at the crossroads of Literature, Ethnography, Religion, Sociology, and Psychology.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (634 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 611-634. Notes bibliogr.

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