Thèse soutenue

Régulation de l'expression génique dans le tissu adipeux humain en relation avec l'obésité et l'insulino résistance

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Auteur / Autrice : Klimcakova Eva
Direction : Dominique LanginVladimir Stich
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Innovation pharmacologique. Molecular and cell biology, genetics and virology
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Toulouse 3 en cotutelle avec Université Charles de Prague

Résumé

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Parmi les mécanismes possibles de l'insulinorésistance associée à l'obésité figurent une altération de la production d'adipokines par le tissu adipeux (TA). Dans une première partie, nous avons étudié des patients obèses soumis à des programmes nutritionnels ou d'activité physique. Les données phénotypiques ont été reliées à l'expression de gènes du TA potentiellement impliqués dans la sensibilité à l'insuline. Nous avons confirmé qu'un entraînement en condition aérobie ou en force améliorait la sensibilité à l'insuline et démontré que ces interventions ne modifiaient pas l'expression génique dans le TA sous-cutané ou les niveaux plasmatiques d'adiponectine, d'interleukine 6, d'interleukine 1 beta et de tumor necrosis factor alpha mais diminuaient les concentrations circulantes de leptine. Différentes phases d'un programme de perte de poids améliorent la sensibilité à l'insuline et diminuent transitoirement les concentrations plasmatiques de la protéine de liaison du rétinol RBP4. Les niveaux d'ARNm ne sont diminués qu'après la première phase à très basses calories. Nos résultats montrent que les adipokines, excepté peut-être la leptine, ne semblent pas des médiateurs des changements d'insulinosensibilité induits par une intervention diététique ou l'exercice physique. Dans une seconde partie, nous avons exploré le rôle des PPARs (peroxysome proliferator-activated receptors) sur la sécrétion de protéines par le TA sous-cutané humain. Il apparaît que les PPARs régulent la production de facteurs sécrétés provenant de différents types cellulaires du TA. Cet ensemble d'études contribuent à notre compréhension des relations entre adipokines et sensibilité à l'insuline.