Cas structuraux et dépendances syntaxiques des expressions nominales en finnois
| Auteur / Autrice : | Marc-Antoine Mahieu |
| Direction : | Alain Rouveret |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Linguistique théorique, descriptive et automatique |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Paris 7 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Dans cette thèse, nous commenÇons par décrire la distribution des morphèmes de cas structuraux sur les arguments du verbe en finnois, puis nous soutenons que cette distribution s'explique comme une conséquence directe du fonctionnement syntaxique. Pour obtenir une description adéquate, nous distinguons le plan typologique (comment les arguments du verbe sont-ils marqués ?) du plan morphologique (quelle est l'identité des morphèmes impliqués dans le marquage ?). Sur le plan typologique, le finnois présente un système casuel anti-ergatif, scindé par les pronoms personnels. Sur le plan morphologique, la marque de la relation anti-ergative est un génitif, et la relation non marquée correspond ou bien au nominatif, ou bien à une forme par défaut. Seuls les pronoms prennent l'accusatif, qui provient historiquement d'un morphème de pluriel spécifique. L'explication proposée s'appuie sur la dernière version du modèle chomskyen, à laquelle nous apportons quelques aménagements. Dans ce modèle, les morphèmes de cas structuraux sont les réflexes directs de valeurs casuelles abstraites, que les expressions nominales reÇoivent sous accord syntaxique avec certaines têtes fonctionnelles. La thèse centrale est que ce sont les propriétés de la partie basse de la proposition, combinées avec les principes généraux de la syntaxe, qui expliquent en finnois la distribution des cas structuraux et du partitif. La partie haute de la proposition détermine indépendamment les phénomènes d'ordre des mots, mis ordinairement sur le compte de l'existence d'une riche morphologie casuelle. La conclusion contient une ouverture sur l'ergativité en langue inuit.