Thèse soutenue

L'inconsistance de la notion de ''métaphore'' et la pertinence du principe de l'interaction discursive des unités lexicales dans leur identification linguistique

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Auteur / Autrice : Houda Ounis
Direction : Danielle Leeman
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Paris 10

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Il s'agit de démontrer que la notion de ''métaphore'' n'est consistante que selon les principes constitutifs des théories dans leur conception du sens, du discours et de la langue qui donne à voir trois manières différentes de circonscrire cette notion. Dans la première conception, la métaphore est illustrée au niveau lexicographique, par une hiérarchisation des emplois des mots allant des dits '' premier '' ou '' concret '', référant à des objets déterminés dans la réalité, aux emplois dénommés ''figuré'', ''par métaph. '' dans les dictionnaires lorsqu'ils dénomment d'autres objets. Elle constitue, au niveau discursif, une ''déviance'', un ''écart'', étant donné qu'elle est à l'origine d'une incompatibilité entre les référents des termes dénotés dans la structure X est un Y. La métaphore ne se justifie ainsi que selon le postulat que les mots réfèrent à des objets dans le monde extérieur. Dans la seconde conception, la métaphore constitue un processus mental, universel et inné consistant à appréhender les entités abstraites par le recours à l'expérience concrète grâce à des ''images-schematas'' élaborées dans l'esprit ; la métaphore est ainsi un processus général de la compréhension humaine. La troisième conception considère que la langue est un système autonome, indépendant de la réalité ou de la pensée, dont l'identité des signes se constitue par les interrelations qu'ils ont dans le discours et par leur signifié unique en langue. Dans ce cadre, il n'y a pas lieu d'établir de hiérarchie entre les emplois, ni de distinguer entre sens source et sens dérivé, ni par conséquent d'isoler comme particulièrement remarquables ceux qui seraient figurés ou métaphoriques. L'analyse comparée de l'expression coup de. Foudre (et de quelques autres relevant du champ notionnel de l'amour et classées sous la dénomination ''métaphore'' dans le dictionnaire) d'un point de vue cognitiviste et autonomiste nous a permis de contester, d'une part, que l'acception qui a trait au ''sentiment amoureux'' soit jugée ''métaphorique'' par rapport à celle, concrète, relative au ''phénomène météorologique'' et de confirmer, d'autre part, la pertinence du principe selon lequel l'invariant commun des emplois de l'expression se forge dans la langue selon ses trois déclinaisons dans le discours.