Thèse soutenue

Le royaume des républiques? : noblesse et administration dans les comitats hongrois sous Marie-Thérèse, 1740-1780

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Auteur / Autrice : Marie-Françoise Saudraix-Vajda
Direction : Olivier ChalineIstván György TóthLilla Kràsz
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire moderne
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Paris 4

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Dans le système politique de la Hongrie du XVIIIe siècle, fondé sur la double autorité du souverain et de la ‘nation’ (la noblesse), les comitats constituent un élément essentiel. Investis par la noblesse, ils représentent plus qu’une simple entité administrative. Dirigés par un représentant du souverain et une assemblée locale (à laquelle tous les nobles du comitat ont le doit de siéger) qui élit parmi ses membres des administrateurs, leur tâche principale est l’exécution des ordres royaux, mais ils disposent aussi d’un pouvoir législatif et de larges prérogatives en matière judiciaire. Ces attributions sont d’autant plus larges que le pouvoir royal a peu de moyen de contrôle et de coercition. Dans ce contexte, l’étude des administrateurs de ces comitats, carrefour des questions administratives, institutionnelles et sociales, permet d’éclairer le paysage socio-politique de la Hongrie de l’époque. Dans ce pays ‘à la noblesse nombreuse’, la noblesse moyenne est encore mal connue. Les hommes étudiés ici permettent d’aborder la place sociale de la noblesse en Hongrie. L’observation modalités pratiques de la gestion locale doit permettre de définir les attributions précises de ces administrateurs, donc de prendre une première mesure de leur pouvoir qui dépasse les définitions juridiques. Enfin, les comitats constituant un ‘pouvoir intermédiaire’, entre le gouvernement central et les administrés, dresser un tableau de ce pouvoir suppose d’exposer à la fois son poids, ses dimensions, son efficacité et son image. Par rapport au gouvernement central notamment, se pose la question de la marge d’autonomie laissée à l’administration locale, et l’usage qui en est fait. Il s’agit enfin de cerner la position de ces officiers : pôle de pouvoir quasi-autonome, relais du pouvoir central, ou porte-parole de leurs administrés.