Tendances et particularismes des collections provinciales au XVIIIe siècle : l'exemple du nîmois Jean-François Séguier
| Auteur / Autrice : | Samuel Cordier |
| Direction : | Michel Van-Praët |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Muséologie des sciences |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Paris, Muséum national d'histoire naturelle |
| Ecole(s) doctorale(s) : | DIVONA (DIVersités, Origines, NAtures - ED227 MNHN-SU) (Paris ; 1995-....) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Jean-Marc Drouin, Simone Mazauric |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Annie-France Laurens, Dominique Poulot |
Résumé
Comment collectionne-t-on dans la province française au XVIIIe siècle ? L’étude de la biographie et de l’œuvre du nîmois Jean-François Séguier (1703-1784), permet de mesurer l’apport d’un collectionneur provincial dans la France des Lumières et le monde scientifique européen. Dans une période où les collections passent progressivement de la curiosité à la rationalité, les échanges entre Paris et les réseaux scientifiques de province contribuent à un enrichissement réciproque. Connu pour ses travaux d’antiquaire, Séguier est également un naturaliste dont l’œuvre traduit de manière précise les changements de goût, d’intérêt ou l’évolution du regard porté sur la nature au XVIIIe siècle. Le rapport entre les collections et l’état des connaissances, abordé à travers les pratiques naturalistes, montre que les échanges sont intenses et les transferts d’informations entre les botanistes européens rapides et constants. En contact avec Linné, avec les botanistes du Jardin du Roi à Paris, et ceux de Montpellier, Séguier est un chercheur de son temps. Les témoignages de visiteurs, contemporains de Séguier, permettent de reconstituer l’aménagement des différentes pièces d’une maison-musée qui se démarque nettement des cabinets de curiosité et où s’invente le cosmopolitisme des Lumières. En ouvrant sa porte, en proposant une image originale de son savoir, Séguier attire de nombreux visiteurs et crée des formes inédites de sociabilité. Notre étude permet de souligner les effets puissants de ces mobilités.