Thèse soutenue

''De la conférence nationale aux disparus du Beach'' : histoire et anthropologie de la guerre civile du Congo-Brazzaville

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Auteur / Autrice : Patrice Yengo
Direction : Jean Copans
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Anthropologie sociale et historique
Date : Soutenance en 2005
Etablissement(s) : Paris, EHESS

Résumé

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Cette thèse explore la pertinence de l'application à un Etat post-colonial de la notion de ''guerre civile'' comme fait social total. Pour ce faire, l'étude privilégie une approche transdisciplinaire même si elle reste marquée profondément par l'histoire et l'anthropologie. Elle s'appuie sur l'exemple du Congo-Brazzaville qui a été, de 1993 à 2002, le théâtre d'une longue guerre civile découpée en trois grandes phases - 1993-1994, 1997 et de 1998 à 2002- mettant en jeu trois personnalités politiques et divers corps armés (militaires, milices, etc. ). Ces phases n'ont pas été analysées de manière isolée mais globalement d'un point de vue qui intègre aussi bien, les mutations au niveau mondial que régional, le jeu des alliances internes et les enjeux pétroliers autour de la compagnie Elf. Cette thèse s'organise en trois grandes parties. La première instruit la '''guerre civile'' dans le contexte général de la mondialisation et de la fin de l'ordre bipolaire de la ''guerre froide''. La deuxième partie analyse, à partir de la Conférence nationale souveraine congolaise de 1990, l'échec du processus de démocratisation. La troisième, enfin, appréhende la logique inhérente aux trois phases de la ''guerre civile'' qui culmine par le retour de l'ancien président au pouvoir. La conclusion ouvre une perspective comparative générale où la ''guerre civile'' apparaît, non seulement comme une opposition interne au sein des élites pour la conquête du pouvoir, mais essentiellement comme un processus de conjuration de la ''citoyenneté'' dans certains pays Africains. Ainsi, la guerre civile au Congo peut être analysée comme un ''démocide''.