Thèse de doctorat en Sociologie, démographie
Sous la direction de Yves Dupont.
Soutenue en 2004
à Caen .
Si le concept d’anomie est un concept reconnu par la sociologie, celui-ci est que peu utilisé pour appréhender la nature du lien social aujourd’hui soumis à l’urgence et à l’indétermination. Pourtant, nous considérons que ce concept mérite un meilleur sort. C’est pourquoi notre approche pour le comprendre partira de la définition qu’en donne Emile Durkheim. Ce « mal de l’infini », Durkheim oppose l’impératif du devoir, la nécessité de la discipline qui grandit l’homme alors que l’anomie conduit l’individu au suicide. Durkheim est soucieux de la santé du corps social. Cette préoccupation est pour Durkheim ce qui doit animer la réflexion que les sciences sociales. La science a une finalité : améliorer ce qui est. Le sociologue est un peu comme un médecin ; il veille à la santé du corps social. S’il fallait définir l’anomie, on pourrait dire d’elle qu’elle constitue l’état de déstructuration d’un groupe, d’une société dû à la disparition, partielle ou totale, des normes et des valeurs communes à ses membres. Sans adoption de règles communes d’existence, point de société. Il faut opposer à l’égoïsme une exigence de socialisation propice au bonheur de l’individu. Les normes et les valeurs sont là pour nous apprendre qu’il y a quelque chose de supérieur à l’homme. C’est ce que doit enseigner le maître d’école. Les institutions du sens que sont l’école, la famille, la nation ont pour rôle de rappeler à l’individu qu’il n’est pas seul à exister, qu’il n’y a pas de Sujet sans appartenance de l’homme à une société.
"I’am built on an absent column" : history and actuality of the concept of anomy
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