La (dernière) guerre et l'institution de la philosophie
| Auteur / Autrice : | Petar Bojanić |
| Direction : | Étienne Balibar |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Soutenance en 2003 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La ''dernière guerre'' appartient à l'histoire des guerres que l'institution de la philosophie, objet de notre recherche, garde en mémoire (la guerre, la violence est un '' objet '' qui n'est jamais perdu et que l'institution n'a jamais laissé de côté) et qui la fait parfois soupirer. Les parenthèses et l'adjectif '' dernière '' visent à préciser la complicité entre deux institutions (l'institution de la guerre et l'institution de la philosophie), leur proximité et leur étroite relation d'empiètement. Ce noeud qui les relie prend sens à travers la signification d'une guerre idéale - ''encore cette fois-ci, une dernière fois encore'' -, puisque cette guerre est pensée comme guerre contre la guerre. Penser l'institution de la philosophie ne permet pas la retraite des autres institutions, ne permet pas non plus l'abandon de leur proximité avec la violence et la guerre, et encore moins la vulgarisation et la banalisation d'un vaste espace dans lequel la philosophie n'a jamais été si nécessaire que maintenant. Penser l'institution à laquelle la philosophie appartient constitue une tentative de spéculer sur l'acte institutionnel (l'acte d'instituer), de penser ce qui institutionnalise une institution.