Thèse soutenue

L’approche par les droits culturels des personnes, créatrice de conditions favorables à l’action collective

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Roseline Mouchel-L'abbé
Direction : Anne-Laure Le Nadant
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de gestion
Date : Soutenance le 20/12/2024
Etablissement(s) : Rennes 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences Economiques et sciences De Gestion - Bretagne (Rennes ; 2022-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire interdisciplinaire de recherche en innovations sociétales / LIRIS
Jury : Président / Présidente : Jennifer Urasadettan
Examinateurs / Examinatrices : Laure Di Franco
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Eynaud, Olivier Germain
DOI : 10.70675/68503d77z4f78z4535zb92fz2f466afc71ae

Résumé

FR  |  
EN

Issus des droits humains fondamentaux, les droits culturels des personnes, rendus davantage accessibles en 2007 par la Déclaration de Fribourg, apparaissent comme un modèle pour réfléchir politiques et organisations. La culture y est envisagée dans son acception large, celle du tissage de nos liens sociaux, incitant à prendre en compte la personne, ses richesses, ses savoirs. L’appréhension des droits culturels invite à cheminer de la personne au collectif, du singulier au pluriel. Les droits culturels dessinent ainsi une grammaire de la démocratie et permettent d’interroger les dynamiques de coopération et les processus de création de règles au sein des organisations. En mobilisant La théorie de la régulation sociale et ses perspectives régulationnistes, l’objectif de cette thèse est de comprendre comment une approche par les droits culturels crée les conditions favorables à l’action collective. À partir d’une recherche intervention, menée à la Confédération Nationale des Foyers Ruraux, et en nous appuyant sur deux récits, l’un ingénierique, l’autre auto-ethnographique, nous montrons combien ces démarches revêtent un intérêt pour les sciences de gestion. Nous avançons qu’une approche par les droits culturels catalyse les énergies autour de projets collectifs dans un espace-temps-action situé. L’exploration des savoirs, assise sur une relation digne et de qualité, favorise les mises en complémentarité et contribue au développement des libertés et du pouvoir d’agir des personnes. Il apparaît enfin qu’une approche par les droits culturels nous dirige sur le chemin d’une démocratie active et créatrice, dans et pour les organisations.