Réponse virologique et immunologique aux traitements avec inhibiteurs de protéase chez les patients infectés par le VIH
| Auteur / Autrice : | Vincent Le Moing |
| Direction : | Geneviève Chêne |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences biologiques et médicales. Epidemiologie et Intervention en santé Publique |
| Date : | Soutenance en 2001 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 2 |
Mots clés
Résumé
Les traitements antirétroviraux avec inhibiteurs de protéase ont été largement prescrits avant d'avoir été complètement évalués. Cette thèse a pour principal but, grâce à l'étude dans une cohorte de patients traités de mesures répétées de marqueurs biologiques, la charge virale plasmatique (CV) et le taux de lymphocytes CD4, de montrer comment les études d'observation peuvent contribuer à répondre à deux questions en suspens concernant ces traitements : quand faut-il les débuter ? comment mesurer leur effet à court et moyen terme ? La réponse immuno-virologique semblait plus importante et durable chez les patients débutant le traitement à CV basse et lymphocytes CD4 élevés ce qui était en faveur d'une initiation précoce des traitements au cours de la maladie. Cependant, pour la question de l'indication des traitements, les études d'observation sont possiblement limitées par la présence de biais, seul un essai contrôlé permettrait d'y répondre de façon valide. L'analyse des relations entre réponse virologique et évolution des lymphocytes CD4 a permis d'introduire la notion de réponse virologique partielle, définie par une CV basse mais détectable, par opposition à la CV indétectable, habituellement considérée comme l'objectif du traitement : le taux de lymphocytes CD4 continuait d'augmenter après la survenue d'un échec virologique avec une CV < 5000 copies/ml. Une analyse préliminaire de la progression vers le SIDA durant les deux premières années de suivi semblait confirmer ce résultat : la progression était associée à une CV > 10000 copies-ml 4 mois après le début du traitement. Sous réserve de confirmation à plus long terme sur un plus grand nombre d'événements, ces résultats sont en faveur d'un objectif plus modeste des traitements antirétroviraux. En prenant en compte des variables socio-comportementales, l'adhérence au traitement ou la précarité, ces travaux ont également permis de souligner leur importance tant en épidémiologie qu'en pratique quotidienne.